Le 03/03/20 à 11h29, Daniel Flipo a écrit :
Je n’ai jamais été convaincu par les arguments avancés à ce sujet. Seul inconvénient bénin et au remède connu : si un nouvel exécutable est installé par mise à jour de la TeX Live, il ne sera pas automatiquement pris en compte. Remède :
┌──── │ tlmgr path add └────
Je partage pour ma part l’avis des développeurs de TeXLive. Puisque tu insistes, à défaut de pouvoir développer /leurs/ arguments, je vais te préciser en quoi les liens me dérangent.
C’est bien pour ça que j’ai taquiné le Daniel ![]()
- J’ai 365 binaires dans ma TEXLive 2019 (pas complète), ça ferait donc 365 liens ajoutés dans /usr/local/bin où il y a actuellement une vingtaine binaires « locaux ». Je trouve ça crade.
Apparemment, je suis bien plus « cratitude compliant » que toi, alors ![]()
┌──── │ $ ls /usr/local/bin | wc -l │ 511 └────
Même pas peur !
- On voit régulièrement passer sur la liste texlive, des messages de gens qui ont des installations TeX bancales, c’est souvent dû à liens symboliques qui n’ont pas été supprimés ou incorrectement mis à jour.
Ça me semble de moins en moins fréquent.
- La méthode des liens impose que /tous/ les utilisateurs d’une même machine aient recours à la /même/ distribution TeX.
Bah…
/Même sur une machine mono-utilisateur/, ça n’est pas optimal, je m’explique : – comment fais-tu pour basculer sur une texlive antérieure (ou sur la distrib TeX de Linux) si un de tes fichiers ne compile plus ou mal ?
Je dirais, pour basculer sur la 2018 alors que c’est la 2019 qui est active (pas testé) :
┌──── │ $ /usr/local/texlive/2018/bin/x86_64-linux/tlmgr path add └────
puis, pour revenir à la 2019
┌──── │ $ /usr/local/texlive/2019/bin/x86_64-linux/tlmgr path add └────
– si tu veux participer au « prétest » de la version 2020, tu installes celle-ci à côté de la 2019 ; c’est bien agréable de pouvoir basculer de l’une à l’autre pour comparer ou juste pour retrouver quelque chose de stable lorsque la « prétest » bogue temporairement.
Analogue, et testé après installation de la TL prétest 2020, pas en root (dossier d’installation /home/bitouze/texlive/2020 et liens symboliques dans /home/bitouze/bin, /home/bitouze/man, /home/bitouze/info). C’est alors la TL 2020 qui est active et, si je veux repasser à la TL 2019, il me suffit de lancer :
┌──── │ $ tlmgr path remove └────
Pour basculer à nouveau sur la 2020, un simple :
┌──── │ $ ~/texlive/2020/bin/x86_64-linux/tlmgr path add └────
suffit.
La méthode du PATH est très souple : – je peux tester seul la version « prétest » sans gêner les autres utilisateurs et /moi-même/ basculer sur la version stable à tout moment pour mon travail de production,
Idem : cf. ci-dessus.
il suffit de changer mon PATH.
– Lorsque la version 2020 sortira je pourrai l’installer sans crainte, la tester et revenir en cas de souci à la 2019 juste grâce à un changement de PATH (utilisateur par utilisateur) ou par modification du lien « current » (pour tous).
Idem : cf. ci-dessus.
Je comprends parfaitement que tu présentes la méthode des liens lors de la journée de Dunkerque, où il te faut faire installer /vite/ une distribution sur une quantité de machines disparates (divers variantes de Linux, Windows, Mac), afin de passer à /l’utilisation/ de LaTeX qui est l’objet de la journée.
Oui, mais pas seulement : je trouve que, en plus d’être simple et
rapide, c’est tout à fait viable ![]()
D’après tes transparents, tu fais installer TeXLive en « root », ce n’est pas optimal non plus
Je ne comprends pas non plus cette réticence. Et comment fais-tu autrement sur une machine multi-utilisateurs ?
mais ça t’évite les « chown », « umask », « chmod » et consorts que tu /ne peux pas expliquer/ dans le temps dont tu disposes.
En effet !
Je ne critique pas ton choix.
Je ne critique pas non plus le tien
J’ai lancé cette discussion pour
que soient argumentés les avantages et inconvénients des deux méthodes.
Ma notice s’adresse à des gens qui sont disposés à améliorer leur installation TeX, quitte à y passer un peu de temps. Je préfère leur indiquer ce que j’ai fait pendant les nombreuses années où j’étais administrateur du serveur de notre labo et qui me donne encore toute satisfaction sur ma machine familiale (trois utilisateurs).
À la lumière de mes arguments ci-dessus, ne penses-tu pas que la méthode des liens symboliques donne également toute satisfaction ?
OUI, la modification du PATH demande de l’attention (il y a différents « shell, » différentes syntaxes, etc.)
C’est ce qui m’y a fait renoncer, notamment dans le chapitre relatif à l’installation de la TeX Live dans le livre « LaTeX, l’essentiel » que Jean-Côme et moi avons co-écrit.
MAIS c’est à faire en principe une seule fois (au moins sur une machine mono-utilisateur avec le lien « current » que je propose).
Oui mais, cette fois-là, ça me semble un peu décourageant, notamment pour les utilisateurs de Linux pas spécialement geeks.
Enfin je crois utile que les utilisateurs de Linux aient une connaissance minimale des fichiers d’initialisation « .profile », « .bash_rc », etc. et de leur syntaxe.
Lorsque le besoin s’en fait /vraiment/ sentir, oui. Sinon…
Bien cordialement.
Denis