Nénufar. — collection de classiques mis en pages avec lualatex

Bonjour, la liste !

Désolé, une fois de plus, de ne pas m’investir davantage dans l’association — mes deux projets
d’articles sur les fontes variables et la mise en page de romans avec LuaLaTeX et la classe Memoir
étant reportés aux calendes grecques…

Pour information, je viens de lancer « Nénufar », collection de classiques en orthographe rectifiée
mis en pages avec LuaLaTeX et ladite classe Memoir, donc.

J’ai opté pour l’EB Garamond variable, malgré tous ses bugs exaspérants, auxquels Fontspec et
LuaTeX permettent fort heureusement de remédier en partie. Bien entendu, j’ai apporté à la
composition typographique tout le soin requis.

Orthographe et ponctuation ont été modernisées. Au nom de quoi ? Ni plus ni moins que de la
pratique générale au dix-neuvième siècle d’adapter et les graphies et la ponctuation des textes
antérieurs aux usages de l’époque. Outre que j’y suis favorable, l’adoption des graphies rectifiées de
1990 (devenues en 2008 l’orthographe de référence de l’Éducation nationale) constitue un
argument commercial à destination des professeurs de français progressistes — il y en a…

De façon pragmatique (besoin urgent de rentrées d’argent), j’ai choisi de commencer par les
œuvres au programme du baccalauréat de français 2023. Suivront à partir de décembre bien
d’autres titres.

La collection se décline en deux formats :
— un format semi-poche (12,7 cm × 20,32 cm, couverture bleu, blanc, rouge), à la mise en page et
composition typographique particulièrement
soignées ;
— un format A4 deux colonnes économique (pour les lycéens, couverture rouge et or).

Au format A4, je publie par ailleurs des recueils comportant à chaque fois deux à trois des œuvres
au programme du bac.

Le soin apporté aux éditions économiques est moindre que pour le format semi-poche, mais la
compo reste nettement au-dessus de la moyenne de ce que propose l’édition française. Envie de
tenter une expérience de lecture relativement proche de celle des lecteurs de romans-feuilletons du
dix-neuvième ? :slight_smile: Ou si dans votre entourage se trouvent des élèves de première générale…

À travers ce projet, je milite aussi bien entendu pour l’usage des programmes de la famille TeX dans
l’édition littéraire : à côté des polices utilisées, mes colophons mentionnent ainsi systématiquement
LuaTeX.

Malheureusement, en raison de l’état de mes finances et pour toucher sur Internet le public le plus
large possible, je me suis résigné à pactiser avec le diable amazonien. Si toutefois ce projet
fonctionne bien, j’opterai plus tard pour d’autres solutions, peut-être pour le français The Book
Edition — ce nom !… —, au moins pour les semi-poches.

https://www.amazon.fr/s?
i=stripbooks&rh=p_27%3AThomas+Savary&s=relevancerank&text=Thomas+Savary&ref=dp_byline_
sr_book_1[1]

Bonne journée !

Thomas Savary
1 le Grand-Plessis
F-85340 L’Île-d’Olonne
Tél. Tél. masqué


[1] https://www.amazon.fr/s?
i=stripbooks&rh=p_27%3AThomas+Savary&s=relevancerank&text=Thomas+Savary&ref=dp_byline_
sr_book_1

Le 13 sept. 2022 à 12:32, Thomas Savary xyz@xyz.tld a écrit :

Bonjour, la liste !

Bonjour,

Désolé, une fois de plus, de ne pas m’investir davantage dans l’association — mes deux projets d’articles sur les fontes variables et la mise en page de romans avec LuaLaTeX et la classe Memoir étant reportés aux calendes grecques…

C’est évidemment dommage, car tu dois être le dernier sur la liste à faire de la typo de façon professionnelle avec les outils du monde TeX (je n’ai plus de nouvelles de Sébastien Mengin…)

Pour information, je viens de lancer « Nénufar », collection de classiques en orthographe rectifiée mis en pages avec LuaLaTeX et ladite classe Memoir, donc.

J’ai opté pour l’EB Garamond variable, malgré tous ses bugs exaspérants, auxquels Fontspec et LuaTeX permettent fort heureusement de remédier en partie. Bien entendu, j’ai apporté à la composition typographique tout le soin requis.

C’est standard dans texlive, cette fonte variable, ou il faut aller la chercher ailleurs ?


Michel Bovani
xyz@xyz.tld
https://paroles.mathriochka.net

Bonsoir, Michel,

C’est évidemment dommage, car tu dois être le dernier sur la liste à
faire de la typo de façon professionnelle avec les outils du monde
TeX (je n’ai plus de nouvelles de Sébastien Mengin…)

Je ne connais pas Sébastien Mengin, mais je crois que notre ami Jacques André officie toujours. En
tout cas, je ne renonce nullement à ces deux articles pour les Cahiers, c’est juste qu’il va falloir être
patient, à ceux que cela intéresserait — entre un et trois ans, probablement.

EB Garamond Variable

C’est standard dans texlive, cette fonte variable, ou il faut aller la
chercher ailleurs ?

On la trouve sur Google Fonts. Mais elle est probablement toujours atrocement buguée. J’utilise une
vieille version, parce que je n’ai pas le courage de la repatcher tous les six mois. La plupart des
fonctions OpenType sont inutilisables, il faut les « récrire » avec LuaTeX. Beaucoup de paires de
crénage défectueuses également. Une horreur… Mes patches doivent faire au moins deux cents
lignes, et je continue à découvrir de nouveaux problèmes. J’avais pour projet de faire un rapport
complet à Google, mais c’est trop long, je n’ai pas le temps, il faut déjà que je mette des épinards
dans l’assiette.

Pourquoi m’être acharné avec cette police ? Parce que c’est un beau Garamond et surtout que c’est
une police variable dont la graisse est ajustable. L’EB Garamond de base (comme la plupart des
autres Garamond, du reste) est trop maigre en 11 et 12 pt — alors, en 10 pt pour les notes de bas de
page d’un texte en corps 12, n’en parlons pas… La version 8 pt dessinée par Duffner étant quant à
elle trop grasse, à mon avis, pour servir en 10 pt.

Je suis accro aux polices variables. Une fois qu’on a commencé à les utiliser, impossible de revenir
en arrière :slight_smile:
C’est un tel progrès en matière de typographie numérique !

Je peux partager mes patchs, mais cela suppose d’utiliser la même version de la police que moi, et
bien sûr LuaLaTeX.

Thomas Savary
1 le Grand-Plessis
F-85340 L’Île-d’Olonne
Tél. Tél. masqué

^
Le mercredi 14 septembre 2022, 19:27:55 CEST Michel Bovani a écrit :

Le 13 sept. 2022 à 12:32, Thomas Savary xyz@xyz.tld a écrit :

Bonjour, la liste !

Bonjour,

Désolé, une fois de plus, de ne pas m’investir davantage dans
l’association — mes deux projets d’articles sur les fontes
variables et la mise en page de romans avec LuaLaTeX et la classe
Memoir étant reportés aux calendes grecques…
C’est évidemment dommage, car tu dois être le dernier sur la liste à
faire de la typo de façon professionnelle avec les outils du monde
TeX (je n’ai plus de nouvelles de Sébastien Mengin…)
Pour information, je viens de lancer « Nénufar », collection de
classiques en orthographe rectifiée mis en pages avec LuaLaTeX et
ladite classe Memoir, donc.

J’ai opté pour l’EB Garamond variable, malgré tous ses bugs
exaspérants, auxquels Fontspec et LuaTeX permettent fort
heureusement de remédier en partie. Bien entendu, j’ai apporté à la
composition typographique tout le soin requis.
C’est standard dans texlive, cette fonte variable, ou il faut aller la
chercher ailleurs ?

Le 14 sept. 2022 à 20:44, Thomas Savary xyz@xyz.tld a écrit :

Bonsoir, Michel,

Bonjour,

C’est évidemment dommage, car tu dois être le dernier sur la liste à
faire de la typo de façon professionnelle avec les outils du monde
TeX (je n’ai plus de nouvelles de Sébastien Mengin…)

Je ne connais pas Sébastien Mengin, mais je crois que notre ami Jacques André officie toujours.

Oui, certes, mais je ne parlais pas seulement d’expertise mais aussi de personnes qui gagnent leur vie en composant des livres. Leur expérience ne suffit pas à tout comprendre de tex, mais elle est précieuse.

On la trouve sur Google Fonts. Mais elle est probablement toujours atrocement buguée. J’utilise une vieille version, parce que je n’ai pas le courage de la repatcher tous les six mois. La plupart des fonctions OpenType sont inutilisables, il faut les « récrire » avec LuaTeX. Beaucoup de paires de crénage défectueuses également.

Je l’ai téléchargée, mais je ne trouve rien de clair sur la façon de les exploiter : je veux dire si je veux utiliser une instance avec un axe de graisse à 450, je fais comment ?
Avec lualatex, bien sûr. Adobe explique généreusement comment s’en sortir avec photoshop ou illustrator, mais bon ! Il y aurait un bidule en directlua qui va bien ?

Pourquoi m’être acharné avec cette police ? Parce que c’est un beau Garamond

Oui. Faut avoir envie de composer en Garamond, ce qui m’est un peu passé, mais sinon oui !

et surtout que c’est une police variable dont la graisse est ajustable. L’EB Garamond de base (comme la plupart des autres Garamond, du reste) est trop maigre en 11 et 12 pt — alors, en 10 pt pour les notes de bas de page d’un texte en corps 12, n’en parlons pas… La version 8 pt dessinée par Duffner étant quant à elle trop grasse, à mon avis, pour servir en 10 pt.

Mais quand tu parles de version 8pt ou 12 pt, tu parles plutôt d’axe optique que de graisse, non ?

Je suis accro aux polices variables. Une fois qu’on a commencé à les utiliser, impossible de revenir en arrière :slight_smile:
C’est un tel progrès en matière de typographie numérique !

Le problème c’est qu’essuyer les plâtres est chronophage. Déjà avec des fontes ultra commerciales réputées sans histoire, la vie est compliquée (j’ai passé plusieurs heures hier à régler les paires pour l’apostrophe de Minon et c’est pas fini) alors une opentype variable expérimentale, je ne sais pas trop ! Et puis Adobe avait fait une première tentative avec les multimasters, en type 1, et c’est tombé à l’eau, sans doute parce que trop technique d’emploi… Mais je suis tout prêt à admirer ton optimisme.

Je peux partager mes patchs, mais cela suppose d’utiliser la même version de la police que moi, et bien sûr LuaLaTeX.

Déjà si tu peux me dire comment on exploite le côté variable, ne serait-ce qu’un lien, ça serait pas mal.


Michel Bovani
xyz@xyz.tld
https://paroles.mathriochka.net

Le 15 sept. 2022 à 10:42, Michel Bovani xyz@xyz.tld a écrit :

Déjà si tu peux me dire comment on exploite le côté variable, ne serait-ce qu’un lien, ça serait pas mal.

J’ai finalement trouvé ceci qui semble fonctionner !
https://tex.stackexchange.com/questions/355104/tex-luatex-xetex-fontspec-support-for-opentype-variable-fonts https://tex.stackexchange.com/questions/355104/tex-luatex-xetex-fontspec-support-for-opentype-variable-fonts

Je testerai plus avant demain !


Michel Bovani
xyz@xyz.tld
https://paroles.mathriochka.net

Bonjour, Michel (et à tous ceux qui voudraient faire joujou avec l’EB Garamond variable)

Je n’ai pas le temps en ce moment de développer, mais voici toujours un lien pour récupérer mes
patches et la police dans la version que j’utilise.

J’ai conservé les fichiers et la structure de mon gabarit pour les romans en virant tout le superflu,
ce qui fait des fichiers presque vides — j’ai fait au plus vite, désolé. Il manque sans doute des appels
d’extensions (fontspec…).

L’EB Garamond variable ne permet de jouer que sur la graisse, mais c’est tout ce dont j’ai besoin ;
d’autres permettent de jouer sur la chasse ou même l’inclinaison des caractères.

Mes patches sont commentés. Certains sont vraiment immondes, à l’image des bugs de cette fichue
police ! Aucune prétention à l’exhaustivité : je n’ai corrigé que les bugs identifiés, en fonction de
mes besoins. Pour certains, je n’ai du reste pas trouvé de solution, ce qui rend la police inutilisable
pour les facsimilés partiels de textes très anciens. Un jour, il faudra vraiment que j’adresse un
rapport complet à Google Fonts…

L’EB Garamond d’origine est une police statique de Georg Duffner, disponible en deux graisses pour
12 pt et 8 pt. Le 12 pt est trop maigre, à mon sens. Le 8 pt est très bien… pour du 8-9 pt, mais trop
gras, je trouve, pour 10 pt. À la demande de Google Fonts, Octavio Pardo a conçu une version
variable… archibuguée, donc. Les possiblités offertes par OpenType ont été regroupées n’importe
comment, ce qui rend la plupart des options inutilisables, en dehors de celle associée aux ligatures
standard. Bref, il m’a fallu les récrire avec Fontspec, en me heurtant parfois à des difficultés que je
n’ai pas réussi à surmonter.

Sinon, pour récupérer les PDF de mes éditions (en licence Creative Commons) : https://compo85.fr/
nenufar/.

Il s’agit des fichiers destinés à l’impression. Prochainement, je produirai de vraies éditions PDF, qui
incluront la première de couverture en guise de page de garde. Un bug sur les liens m’a été signalé
(sans conséquence, évidemment, pour l’impression). Il sera corrigé à cette occasion.

Je n’ai jamais utilisée la Minion, mais, ça ne m’étonne pas de la part d’Adobe : dans les épreuves en
Garamond Pro que je corrige en ce moment pour un éditeur, je constate que les paires de crénage
avec l’apostrophe, là aussi, sont catastrophiques… À l’évidence, ce n’est pas un francophone qui a
conçu cette police.

Cordialement,

Thomas Savary
1 le Grand-Plessis
F-85340 L’Île-d’Olonne
Tél. Tél. masqué

Le jeudi 15 septembre 2022, 10:42:47 CEST Michel Bovani a écrit :

Le 14 sept. 2022 à 20:44, Thomas Savary xyz@xyz.tld a écrit :

Bonsoir, Michel,

Bonjour,

C’est évidemment dommage, car tu dois être le dernier sur la liste
à
faire de la typo de façon professionnelle avec les outils du monde
TeX (je n’ai plus de nouvelles de Sébastien Mengin…)

Je ne connais pas Sébastien Mengin, mais je crois que notre ami
Jacques André officie toujours.
Oui, certes, mais je ne parlais pas seulement d’expertise mais aussi
de personnes qui gagnent leur vie en composant des livres. Leur
expérience ne suffit pas à tout comprendre de tex, mais elle est
précieuse.
On la trouve sur Google Fonts. Mais elle est probablement toujours
atrocement buguée. J’utilise une vieille version, parce que je n’ai
pas le courage de la repatcher tous les six mois. La plupart des
fonctions OpenType sont inutilisables, il faut les « récrire » avec
LuaTeX. Beaucoup de paires de crénage défectueuses également.
Je l’ai téléchargée, mais je ne trouve rien de clair sur la façon de
les exploiter : je veux dire si je veux utiliser une instance avec un
axe de graisse à 450, je fais comment ? Avec lualatex, bien sûr.
Adobe explique généreusement comment s’en sortir avec photoshop ou
illustrator, mais bon ! Il y aurait un bidule en directlua qui va
bien ?
Pourquoi m’être acharné avec cette police ? Parce que c’est un beau
Garamond
Oui. Faut avoir envie de composer en Garamond, ce qui m’est un peu
passé, mais sinon oui !
et surtout que c’est une police variable dont la graisse est
ajustable. L’EB Garamond de base (comme la plupart des autres
Garamond, du reste) est trop maigre en 11 et 12 pt — alors, en 10
pt pour les notes de bas de page d’un texte en corps 12, n’en
parlons pas… La version 8 pt dessinée par Duffner étant quant à
elle trop grasse, à mon avis, pour servir en 10 pt.
Mais quand tu parles de version 8pt ou 12 pt, tu parles plutôt d’axe
optique que de graisse, non ?
Je suis accro aux polices variables. Une fois qu’on a commencé à les
utiliser, impossible de revenir en arrière :slight_smile: C’est un tel progrès
en matière de typographie numérique !

Le 15 sept. 2022 à 12:04, Thomas Savary xyz@xyz.tld a écrit :

Bonjour, Michel (et à tous ceux qui voudraient faire joujou avec l’EB Garamond variable)

https://tex.stackexchange.com/questions/355104/tex-luatex-xetex-fontspec-support-for-opentype-variable-fonts https://tex.stackexchange.com/questions/355104/tex-luatex-xetex-fontspec-support-for-opentype-variable-fonts

J’avais fini par trouver, mais avec du mal.

Je n’ai pas le temps en ce moment de développer, mais voici toujours un lien pour récupérer mes patches et la police dans la version que j’utilise.
Index of /nenufar/luatex

J’ai conservé les fichiers et la structure de mon gabarit pour les romans en virant tout le superflu, ce qui fait des fichiers presque vides — j’ai fait au plus vite, désolé. Il manque sans doute des appels d’extensions (fontspec…).

Merci beaucoup !

L’EB Garamond variable ne permet de jouer que sur la graisse, mais c’est tout ce dont j’ai besoin ; d’autres permettent de jouer sur la chasse ou même l’inclinaison des caractères.

Quand je parlais de corps optiques je pensais à l’axe opsz qui permet de varier la graisse plus sélectivement (ie les petits corps sont moins contrastés avec des sérifs plus simples et plus épais, etc.) Mais il est vrai qu’en variant légèrement la graisse, on obtient déjà des résultats intéressants. Et puis je suppose que ça dépend aussi de la façon dont les masters sont dessinés.

Mes patches sont commentés. Certains sont vraiment immondes, à l’image des bugs de cette fichue police ! Aucune prétention à l’exhaustivité : je n’ai corrigé que les bugs identifiés, en fonction de mes besoins. Pour certains, je n’ai du reste pas trouvé de solution, ce qui rend la police inutilisable pour les facsimilés partiels de textes très anciens. Un jour, il faudra vraiment que j’adresse un rapport complet à Google Fonts…

L’EB Garamond d’origine est une police statique de Georg Duffner, disponible en deux graisses pour 12 pt et 8 pt. Le 12 pt est trop maigre, à mon sens. Le 8 pt est très bien… pour du 8-9 pt, mais trop gras, je trouve, pour 10 pt. À la demande de Google Fonts, Octavio Pardo a conçu une version variable… archibuguée, donc. Les possiblités offertes par OpenType ont été regroupées n’importe comment, ce qui rend la plupart des options inutilisables, en dehors de celle associée aux ligatures standard. Bref, il m’a fallu les récrire avec Fontspec, en me heurtant parfois à des difficultés que je n’ai pas réussi à surmonter.

En fait c’est un peu ce qui me fait peur avec ces formats ultra techniques : Adobe a déjà du mal avec une armée de designers et une autre d’ingénieurs, alors des individus de bonne volonté tous seuls dans leur coin…

Ceci dit le monde TeX est plein de compétences surprenantes…

Je n’ai jamais utilisée la Minion, mais, ça ne m’étonne pas de la part d’Adobe : dans les épreuves en Garamond Pro que je corrige en ce moment pour un éditeur, je constate que les paires de crénage avec l’apostrophe, là aussi, sont catastrophiques…

Oui c’est étonnant car d’autres polices ne semblent pas avoir ce problème. Et avec Minion, c’est là depuis toujours et c’est vraiment très gros !

À l’évidence, ce n’est pas un francophone qui a conçu cette police.

C’est sur : pour quelqu’un de langue anglaise, l’apostrophe sert pour les guilles simples fermants et pour les cas possessifs : on ne met jamais rien après ! Donc même un crénage important avec le caractère qui précède ne compromet pas la suite… Mais en français, le « L’ » est une vraie cata parce qu’en se rapprochant du L, l’apostrophe lui ramène le caractère qui suit !

Merci encore !


Michel Bovani
xyz@xyz.tld
https://paroles.mathriochka.net

Bonjour,
Très intéressant l’échange entre Michel et Thomas mais je ne comprends
rien, mais alors rien du tout. Tous ces aspects de la typographie
(définitions graphiques des lettres et autres signes ?) sont du chinois
pour moi ! Quelle serait une bonne référence qui me permettrait de mieux
comprendre ce dont vous causez ? Est-ce que, par exemple, le RAMAT est
suffisant ?

Merci,

–Jean-Yves

Le 15 sept. 2022 à 14:18, Jean-Yves Baudais xyz@xyz.tld a écrit :

Tous ces aspects de la typographie (définitions graphiques des lettres et autres signes ?) sont du chinois pour moi ! Quelle serait une bonne référence qui me permettrait de mieux comprendre ce dont vous causez ? Est-ce que, par exemple, le RAMAT est suffisant ?
NON. Le Ramat est un livre « d’orthotypographie » c’est-à-dire sur l’usage de ce qu’on appelle le « code typographique ». Rien à voir avec la typographie fine qui s’occupe notamment des problèmes métriques liés aux caractères.
Une référence plus adaptée et en français reste le livre de Yannis Haralambous, même si parfois les arbres y cachent la forêt :

Yannis Haralambous, Fontes & codages, O’Reilly, Paris, avril 2004,
1012 pages, ISBN 2-84177-273-X.
En ligne : Je m'assure que vous n'êtes pas un robot ! https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02112931
(Version anglaise : Je m'assure que vous n'êtes pas un robot ! https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02112942

J.A.

Et bien sûr pas mal d’articles des Cahiers Gutenberg.

Le 15/09/2022 à 15:10, Jacques André a écrit :

En ligne : Je m'assure que vous n'êtes pas un robot ! https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-02112931

Merci, la version libre avec uniquement l’introduction c’est déjà un bon
début pour moi :slight_smile:

Et bien sûr pas mal d’articles des Cahiers Gutenberg.

… dont certains cités dans le Haralambous.

Merci,

Jean-Yves

Bonjour,

À propos de l’ouvrage Fontes & codages de Yannis Haralambous, je l’avais
vu passer en occasion sur le site www.momox-shop.fr, [1] mais, de
mémoire, à plus de 150 EUR.

Je serais très heureux de pouvoir le consulter en ligne, mais je n’ai
pas trouvé comment faire sur le site hal.archives-ouvertes.fr [2] (sur
lequel je me suis inscrit).


Francis Gernet

Le 2022-09-15 15:10, Jacques André a écrit :

Le 15 sept. 2022 à 14:18, Jean-Yves Baudais
xyz@xyz.tld a écrit :

Tous ces aspects de la typographie (définitions graphiques des lettres
et autres signes ?) sont du chinois pour moi ! Quelle serait une bonne
référence qui me permettrait de mieux comprendre ce dont vous causez ?
Est-ce que, par exemple, le RAMAT est suffisant ?
NON. Le Ramat est un livre « d’orthotypographie » c’est-à-dire sur
l’usage de ce qu’on appelle le « code typographique ». Rien à voir avec
la typographie fine qui s’occupe notamment des problèmes métriques liés
aux caractères.
Une référence plus adaptée et en français reste le livre de Yannis
Haralambous, même si parfois les arbres y cachent la forêt :

Yannis Haralambous, Fontes & codages, O’Reilly, Paris, avril 2004,
1012 pages, ISBN 2-84177-273-X.
En ligne : Je m'assure que vous n'êtes pas un robot !
(Version anglaise : Je m'assure que vous n'êtes pas un robot !

J.A.

Et bien sûr pas mal d’articles des Cahiers Gutenberg.

Links:

[1] http://www.momox-shop.fr,
[2] Je m'assure que vous n'êtes pas un robot !