Lyx

Bonsoir toutes et tous,

Lyx… mouais je ne suis pas fan… et comme j’utilise LaTeX avant tout
pour des documents “littraire” (c’est–dire sans formules
mathmatiques gogo), je peux tmoigner que la matrise du langage ne
demande pas un apprentissage terrible. Donc autant s’y mettre. Ce n’est
pas la mer boire et au final c’est tout bnef’.

Avant de conseiller un environnementn je pense que pour un document
littraire, il convient de bien matriser les rfrences croises (piece
of cake sous LaTeX) et BibTex. Pour un mmoire, plutt que les classes
“par dfaut”, je pense qu’il est utile de connatre les classes
KomaScript et la fameuse classe memoir.

Ceci tant pos, concernant l’diteur proprement dit, sous macOS
(puisque vous semblez utiliser cet OS) mon diteur de choix a longtemps
t Texpad (Texifier macOS · LaTeX on your Mac). Il n’est pas Libre, mais il est
excellent et trs conforme aux fameux “guidelines” d’Apple en matire de
look & feel.

Cela dit, depuis que je suis pass sous Linux (Fedora), j’utilise
l’diteur de textes Atom. Je trouve que c’est un excellent diteur de
textes et je trouve galement qu’il constitue un bon compromis entre
puissance et facilit. Alors d’accord, c’est un diteur “gnraliste”
(un peu comme vi ou Emacs) mais il est, je trouve, facile prendre en
main, assez puissant, multi-plateformes et plutt souple, grce un
mcanisme de plugins

Pour faire du LaTeX avec Atom, il faut installer quelques plugins,
justement :

Ces deux packages constituent, me semble-t-il, le viatique minimal pour
pratiquer LaTeX au pays d’Atom. On peut cependant complter son havresac
utilement avec :

Bonne soire
F

On 16/02/2020 11:13, Mac pro d’Olivier wrote:

Chers colistiers,

puisque nous en sommes, apparemment, l’heure des grands nettoyages de
printemps, j’aimerais votre avis sur LyX, auquel j’ai commenc de
m’initier depuis quelques jours, dans l’espoir de rendre le passage
LaTeX plus facile et plus rapide pour l’un de mes fils qui rdige un
mmoire de master en philo.

Quelque chose comme un mini banc d’essai avec les principaux avantages
et inconvnients, voire des liens vers des doc ou des manuels
indispensables me conviendrait parfaitement.

Bien cordialement,

LLDS

Le 16/02/20 à 23h34, Francois Druel a écrit :

Lyx… mouais je ne suis pas fan… et comme j’utilise LaTeX avant tout pour des documents « littéraire » (c’est-à-dire sans formules mathématiques à gogo), je peux témoigner que la maîtrise du langage ne demande pas un apprentissage terrible. Donc autant s’y mettre. Ce n’est pas la mer à boire et au final c’est tout bénef’.

Tout à fait d’accord.

Avant de conseiller un environnementn je pense que pour un document littéraire, il convient de bien maîtriser les références croisées (piece of cake sous LaTeX) et BibTex. Pour un mémoire, plutôt que les classes « par défaut », je pense qu’il est utile de connaître les classes KomaScript et la fameuse classe memoir.

C’est certainement utile, mais ça réhausse sacrément la barrière à franchir pour accéder à LaTeX :

  • KomaScript : documentation de 563 pages (avec, d’ailleurs, une mise en page dont j’aimerais connaître l’avis des spécialistes de typo ici présents : personnellement, elle me donne la nausée et, de prime abord, je me dis que si ça a cette tête un document fait avec cette classe, je la boycotte !) ;
  • Memoir : documentation de 615 pages. – Denis

On 17 Feb 2020, at 11:13, Denis Bitouzé xyz@xyz.tld wrote:

Le 16/02/20 à 23h34, Francois Druel a écrit Avant de conseiller un environnementn je pense que pour un document

littéraire, il convient de bien maîtriser les références croisées
(piece of cake sous LaTeX) et BibTex. Pour un mémoire, plutôt que les
classes “par défaut”, je pense qu’il est utile de connaître les
classes KomaScript et la fameuse classe memoir.

C’est certainement utile, mais ça réhausse sacrément la barrière
à franchir pour accéder à LaTeX :

  • KomaScript : documentation de 563 pages (avec, d’ailleurs, une mise en
    page dont j’aimerais connaître l’avis des spécialistes de typo ici
    présents : personnellement, elle me donne la nausée et, de prime
    abord, je me dis que si ça a cette tête un document fait avec cette
    classe, je la boycotte !) ;
  • Memoir : documentation de 615 pages.

Ça dépend comment on aborde le problème. Je pense qu’on est pas obligé de tout lire avant de se lancer. En ce qui me concerne j’avance en mode “essais / erreurs”. C’est peu académique mais assez pragmatique… et ça permet de progresser par la pratique.

Alors d’accord on avance un peu à l’aveuglette mais finalement ça va assez vite : un problème après l’autre, en quelque sorte.

Bonne journée et bonne semaine
François

Bonjour,

Avant de conseiller un environnementn je pense que pour un document
littraire, il convient de bien matriser les rfrences croises
(piece of cake sous LaTeX) et BibTex. Pour un mmoire, plutt que les
classes « par dfaut », je pense qu’il est utile de connatre les
classes KomaScript et la fameuse classe memoir.

C’est certainement utile, mais a rhausse sacrment la barrire
franchir pour accder LaTeX :

  • KomaScript : documentation de 563 pages (avec, d’ailleurs, une mise en
    page dont j’aimerais connatre l’avis des spcialistes de typo ici
    prsents : personnellement, elle me donne la nause et, de prime
    abord, je me dis que si a a cette tte un document fait avec cette
    classe, je la boycotte !) ;
  • Memoir : documentation de 615 pages.

Je vois que beaucoup dconseillent franchement la classe book (et donc
article j’imagine). Je n’ai toujours utilis que cela: en changeant les
marges, les titres courants et ventuellement l’aspect des titres, elles
fonctionnent trs bien non ? Quel est le problme ?

Inversement, qu’apportent KomaScript et Memoir ?

Cline

Le 17/02/20 à 10h39, Francois Druel a écrit :

On 17 Feb 2020, at 11:13, Denis Bitouzé xyz@xyz.tld wrote:

C’est certainement utile, mais ça réhausse sacrément la barrière à franchir pour accéder à LaTeX :

  • KomaScript : documentation de 563 pages (avec, d’ailleurs, une mise en page dont j’aimerais connaître l’avis des spécialistes de typo ici présents : personnellement, elle me donne la nausée et, de prime abord, je me dis que si ça a cette tête un document fait avec cette classe, je la boycotte !) ;
  • Memoir : documentation de 615 pages.

Ça dépend comment on aborde le problème. Je pense qu’on est pas obligé de tout lire avant de se lancer. En ce qui me concerne j’avance en mode « essais / erreurs ». C’est peu académique mais assez pragmatique… et ça permet de progresser par la pratique.

Alors d’accord on avance un peu à l’aveuglette mais finalement ça va assez vite : un problème après l’autre, en quelque sorte.

Je suis d’accord mais, ce que je voulais dire, c’est que ça peut être décourageant pour un néophyte d’être confronté non seulement à l’apprentissage de LaTeX mais aussi de si volumineuses documentations supplémentaires dont il n’imagine peut-être pas qu’il pourra ne pas les lire in extenso.

Bonne journée et bonne semaine

De même.

Denis

On 18 Feb 2020, at 19:06, Céline Chevalier xyz@xyz.tld wrote:

Inversement, qu’apportent KomaScript et Memoir ?

Bonsoir,

J’utilise peu Memoir et bcp plus KomaScript. Je vais donc me concentrer sur cette classe.

Pour aller à l’essentiel, KomaScript a été pensé et écrit par des européens pour des européens. Et donc pensé pour du A4, entre autres choses. Il apporte énormément de petits trucs un peu partout.

Du point de vue formel, par exemple, son gris typographique est excellent.

En ce qui concerne mon usage, c’est avant tout une affaire de goût, en particulier pour la gestion des numéros de paragraphes, la gestion des citations dans la classe book et pleins de choses en ce genre…

Pour se faire une idée, les fiches à Bébert sont incontournables :

Bonne soirée
F.

Je vois que beaucoup déconseillent franchement la classe book (et donc
article j’imagine). Je n’ai toujours utilisé que cela: en changeant les
marges, les titres courants et éventuellement l’aspect des titres, elles
fonctionnent très bien non ? Quel est le problème ?

Le problème tient à mon sens aux insuffisances de la classe, qui obligent à
multiplier le recours aux extensions, avec le risque de conflits que cela
suppose, la qualité aléatoire de la documentation correspondante, la
multiplication des PDF à ouvrir quand on cherche à configurer de façon pointue
les extensions utilisées.

Inversement, qu’apportent KomaScript et Memoir ?
Les classes KOMA, je ne sais plus… J’ai presque tout oublié.

La classe Memoir, de son côté, émule une bonne trentaine d’extensions
courantes, souvent de façon supérieure, parfois hélas non (Setspace, par
exemple). Elle apporte son lot de dizaines de commandes supplémentaires et
gère plus de corps. Elle permet :
— de personnaliser de façon poussée la présentation des titres de section, de
la table des matières, des en-têtes ;
— de personnaliser finement en-tête et pied de page (contenu, disposition et
dimensions) ;
— de corriger les dimensions du rectangle d’empagement en fonction du nombre
de lignes possible (déterminé par le corps et l’interlignage) et en fonction
de la surface de papier disparaissant dans la reliure (KOMA le fait aussi) ;
— de modifier ponctuellement les dimensions en question ;
— de composer plus facilement la poésie ;
— de gérer finement les notes de fin d’ouvrage/de chapitre…

Voilà les exemples qui me viennent à l’esprit. Je sais que beaucoup de ces
fonctionnalités sont satisfaites, et parfois mieux, par telle ou telle
extension. Mais encore une fois, ce qu’une classe comme Memoir apporte
d’appréciable, à mon sens, c’est une solution unifiée, cohérente, limitant
drastiquement le risque de conflits entre extensions ou entre extensions et
classe.

Bonne journée !

Thomas Savary
1 le Grand-Plessis
F-85340 L’Île-d’Olonne
Tél. Tél. masqué

mardi 18 février 2020, à 19:06:02 CET, Céline Chevalier a écrit :

Bonjour,

Avant de conseiller un environnementn je pense que pour un document
littéraire, il convient de bien maîtriser les références croisées
(piece of cake sous LaTeX) et BibTex. Pour un mémoire, plutôt que les
classes « par défaut », je pense qu’il est utile de connaître les
classes KomaScript et la fameuse classe memoir.

C’est certainement utile, mais ça réhausse sacrément la barrière
à franchir pour accéder à LaTeX :

  • KomaScript : documentation de 563 pages (avec, d’ailleurs, une mise en

page dont j’aimerais connaître l’avis des spécialistes de typo ici
présents : personnellement, elle me donne la nausée et, de prime
abord, je me dis que si ça a cette tête un document fait avec cette
classe, je la boycotte !) ;

  • Memoir : documentation de 615 pages.

Je vois que beaucoup déconseillent franchement la classe book (et donc
article j’imagine). Je n’ai toujours utilisé que cela: en changeant les
marges, les titres courants et éventuellement l’aspect des titres, elles
fonctionnent très bien non ? Quel est le problème ?

Inversement, qu’apportent KomaScript et Memoir ?

Céline

Le 18 févr. 2020 à 19:06, Céline Chevalier xyz@xyz.tld a écrit :

Je vois que beaucoup déconseillent franchement la classe book (et donc article j’imagine).

J’ai du faire ça, mais je me suis sans doute mal exprimé.

Tout d’abord, je répondais dans un contexte de typographie un peu évoluée, donc la préparation d’un livre, ou livret ou même brochure en vue d’une vraie édition ou comme si. Donc exit le format a4.

Si j’ouvre le TeXbook, cela faisait longtemps, je vois deux chapitres aux titres évocateurs :
14 How TEX Breaks Paragraphs into Lines
et
15 How TEX Makes Lines into Pages

Disons que TEX se sort vraiment très bien de la première tâche (sauf justement quand les paragraphes se mettent à vouloir enjamber un saut de page, ce qui nous ramène à la seconde tâche avec justement les problèmes des veuves et des orphelines qui n’amusent pas beaucoup Thomas).

La seconde tâche est beaucoup plus délicate et nécessite de vrais compromis et une certaine intransigeance si l’on veut que les choses se passent bien du point de vue du résultat obtenu.

J’en viens à la classe book : c’est une classe standard (il en faut une pour que latex fonctionne !). Et elle est faite pour que les choses se passent bien… du point de vue de TEX. Pas forcément du point de vue du résultat perçu. Du coup, on peut toujours dire que TEX compose bien : les paragraphes ont de la tenue. En revanche au niveau des blancs verticaux, la classe book introduit vraiment beaucoup de souplesse : elle est experte pour flinguer les veuves et les orphelines, mais elle fait ça avec beaucoup de glu et c’est assez vite dérangeant si l’on attend une compo soignée. Bon, c’est pas la Bérésina non plus, bien sûr. J’ajoute que s’il y a beaucoup de formules, il y a beaucoup d’endroits où mettre la glu et du coup c’est mieux : TEX marche mieux s’il y a des maths !

Je n’ai toujours utilisé que cela: en changeant les marges, les titres courants et éventuellement l’aspect des titres, elles fonctionnent très bien non ? Quel est le problème ?

Le problème, c’est les marges, les titres courants, l’aspect des titres, la police par défaut, la gestion des blancs verticaux. Si vous repassez sur tout ça, vous pouvez tout faire.

Et pour être franc, c’est ce que je fais. Je définis ma propre classe qui commence en général par
\LoadClass[options]{book}

Puis je définis un système de fontes, je redéfinis les commandes comme \normalsize (donc le corps par défaut et l’interligne), les commandes de taille (si j’en ai besoin), \parindent, \parskip (avec ou sans glu, c’est selon).

Enfin l’empagement en m’arrangeant pour que la page contienne pile un nombre entier de lignes (au passage, puisque Thomas en a parlé, la classe book le fait par défaut).

Pour les entêtes et pied de page, j’utilise en général fancyhdr, mais c’est le seul package du genre que j’utilise.

Inversement, qu’apportent KomaScript et Memoir ?

Je ne sais pas, mais il se dit que c’est bien à condition de lire la doc. J’ai préféré faire une lescture assidue du code de la classe book et de latex.ltx, mais rien ne prouve que j’ai raison.

Céline


Michel Bovani
xyz@xyz.tld
https://paroles.mathriochka.net

On 17 Feb 2020, at 11:56, Denis Bitouzé xyz@xyz.tld wrote:

Le 17/02/20 à 10h39, Francois Druel a écrit :

On 17 Feb 2020, at 11:13, Denis Bitouzé xyz@xyz.tld wrote:

C’est certainement utile, mais ça réhausse sacrément la barrière
à franchir pour accéder à LaTeX :

  • KomaScript : documentation de 563 pages (avec, d’ailleurs, une mise en
    page dont j’aimerais connaître l’avis des spécialistes de typo ici
    présents : personnellement, elle me donne la nausée et, de prime
    abord, je me dis que si ça a cette tête un document fait avec cette
    classe, je la boycotte !) ;
  • Memoir : documentation de 615 pages.

Ça dépend comment on aborde le problème. Je pense qu’on est pas obligé
de tout lire avant de se lancer. En ce qui me concerne j’avance en
mode “essais / erreurs”. C’est peu académique mais assez
pragmatique… et ça permet de progresser par la pratique.

Alors d’accord on avance un peu à l’aveuglette mais finalement ça va
assez vite : un problème après l’autre, en quelque sorte.

Je suis d’accord mais, ce que je voulais dire, c’est que ça peut être
décourageant pour un néophyte d’être confronté non seulement
à l’apprentissage de LaTeX mais aussi de si volumineuses documentations
supplémentaires dont il n’imagine peut-être pas qu’il pourra ne pas les
lire in extenso.

C’est vrai mais notre nouveau LaTeXien en puissance est entouré (si j’ai bien suivi :wink: et on saura donc le guider sans lui imposer toutes ces lectures.

Pour me mettre à LaTeX, j’avais utilisé (et même acheté) l’excellent “LaTeX par la pratique” de Ch. Rolland chez O’Reilly. On doit encore le trouver en bibliothèque. Ce livre est hyper clair et propose une progression très pédagogique, avec des exemples faciles à reproduire, je trouve.

Une fois avalée cette première doc, on peut avancer correctement, je trouve.

Une doc en français sur la classe memoir ? Je l’avais essayé il y a
quelques années & j’en garde un très mauvais souvenir. Mais je suis prêt
à m’y replonger avec un peu d’aide.

Dr Philippe MICHEL

Le 20/02/2020 à 10:49, Thomas Savary a écrit :

Je vois que beaucoup déconseillent franchement la classe book (et donc

article j’imagine). Je n’ai toujours utilisé que cela: en changeant les

marges, les titres courants et éventuellement l’aspect des titres, elles

fonctionnent très bien non ? Quel est le problème ?

Le problème tient à mon sens aux insuffisances de la classe, qui
obligent à multiplier le recours aux extensions, avec le risque de
conflits que cela suppose, la qualité aléatoire de la documentation
correspondante, la multiplication des PDF à ouvrir quand on cherche à
configurer de façon pointue les extensions utilisées.

Inversement, qu’apportent KomaScript et Memoir ?

Les classes KOMA, je ne sais plus… J’ai presque tout oublié.

La classe Memoir, de son côté, émule une bonne trentaine d’extensions
courantes, souvent de façon supérieure, parfois hélas non (Setspace,
par exemple). Elle apporte son lot de dizaines de commandes
supplémentaires et gère plus de corps. Elle permet :

— de personnaliser de façon poussée la présentation des titres de
section, de la table des matières, des en-têtes ;

— de personnaliser finement en-tête et pied de page (contenu,
disposition et dimensions) ;

— de corriger les dimensions du rectangle d’empagement en fonction du
nombre de lignes possible (déterminé par le corps et
l’interlignage) et en fonction de la surface de papier disparaissant
dans la reliure (KOMA le fait aussi) ;

— de modifier ponctuellement les dimensions en question ;

— de composer plus facilement la poésie ;

— de gérer finement les notes de fin d’ouvrage/de chapitre…

Voilà les exemples qui me viennent à l’esprit. Je sais que beaucoup de
ces fonctionnalités sont satisfaites, et parfois mieux, par telle ou
telle extension. Mais encore une fois, ce qu’une classe comme Memoir
apporte d’appréciable, à mon sens, c’est une solution unifiée,
cohérente, limitant drastiquement le risque de conflits entre
extensions ou entre extensions et classe.

Bonne journée !

Thomas Savary

1 le Grand-Plessis

F-85340 L’Île-d’Olonne

Tél. Tél. masqué

https://correctionpro.fr/

https://compo85.fr/

mardi 18 février 2020, à 19:06:02 CET, Céline Chevalier a écrit :

Bonjour,

Avant de conseiller un environnementn je pense que pour un document

littéraire, il convient de bien maîtriser les références croisées

(piece of cake sous LaTeX) et BibTex. Pour un mémoire, plutôt que les

classes “par défaut”, je pense qu’il est utile de connaître les

classes KomaScript et la fameuse classe memoir.

C’est certainement utile, mais ça réhausse sacrément la barrière

à franchir pour accéder à LaTeX :

  • KomaScript : documentation de 563 pages (avec, d’ailleurs, une
    mise en

page dont j’aimerais connaître l’avis des spécialistes de typo ici

présents : personnellement, elle me donne la nausée et, de prime

abord, je me dis que si ça a cette tête un document fait avec cette

classe, je la boycotte !) ;

  • Memoir : documentation de 615 pages.

Je vois que beaucoup déconseillent franchement la classe book (et donc

article j’imagine). Je n’ai toujours utilisé que cela: en changeant les

marges, les titres courants et éventuellement l’aspect des titres, elles

fonctionnent très bien non ? Quel est le problème ?

Inversement, qu’apportent KomaScript et Memoir ?

Céline

Bonjour, Philippe !

Traduire le manuel de Memoir, je l’ai proposé, et c’est prévu. Mais c’est une
tâche colossale, j’aurai besoin d’un coup de main.

Bonne journée !

Thomas Savary
1 le Grand-Plessis
F-85340 L’Île-d’Olonne
Tél. Tél. masqué

jeudi 20 février 2020, à 11:09:04 CET, Philippe MICHEL a écrit :

Une doc en français sur la classe memoir ? Je l’avais essayé il y a
quelques années & j’en garde un très mauvais souvenir. Mais je suis prêt
à m’y replonger avec un peu d’aide.

Dr Philippe MICHEL

Le 20/02/2020 à 10:49, Thomas Savary a écrit :

Je vois que beaucoup déconseillent franchement la classe book (et donc

article j’imagine). Je n’ai toujours utilisé que cela: en changeant les

marges, les titres courants et éventuellement l’aspect des titres, elles

fonctionnent très bien non ? Quel est le problème ?

Le problème tient à mon sens aux insuffisances de la classe, qui
obligent à multiplier le recours aux extensions, avec le risque de
conflits que cela suppose, la qualité aléatoire de la documentation
correspondante, la multiplication des PDF à ouvrir quand on cherche à
configurer de façon pointue les extensions utilisées.

Inversement, qu’apportent KomaScript et Memoir ?

Les classes KOMA, je ne sais plus… J’ai presque tout oublié.

La classe Memoir, de son côté, émule une bonne trentaine d’extensions
courantes, souvent de façon supérieure, parfois hélas non (Setspace,
par exemple). Elle apporte son lot de dizaines de commandes
supplémentaires et gère plus de corps. Elle permet :

— de personnaliser de façon poussée la présentation des titres de
section, de la table des matières, des en-têtes ;

— de personnaliser finement en-tête et pied de page (contenu,
disposition et dimensions) ;

— de corriger les dimensions du rectangle d’empagement en fonction du
nombre de lignes possible (déterminé par le corps et
l’interlignage) et en fonction de la surface de papier disparaissant
dans la reliure (KOMA le fait aussi) ;

— de modifier ponctuellement les dimensions en question ;

— de composer plus facilement la poésie ;

— de gérer finement les notes de fin d’ouvrage/de chapitre…

Voilà les exemples qui me viennent à l’esprit. Je sais que beaucoup de
ces fonctionnalités sont satisfaites, et parfois mieux, par telle ou
telle extension. Mais encore une fois, ce qu’une classe comme Memoir
apporte d’appréciable, à mon sens, c’est une solution unifiée,
cohérente, limitant drastiquement le risque de conflits entre
extensions ou entre extensions et classe.

Bonne journée !

Thomas Savary

1 le Grand-Plessis

F-85340 L’Île-d’Olonne

Tél. Tél. masqué

https://correctionpro.fr/

https://compo85.fr/

mardi 18 février 2020, à 19:06:02 CET, Céline Chevalier a écrit :

Bonjour,

Avant de conseiller un environnementn je pense que pour un document

littéraire, il convient de bien maîtriser les références croisées

(piece of cake sous LaTeX) et BibTex. Pour un mémoire, plutôt que les

classes « par défaut », je pense qu’il est utile de connaître les

classes KomaScript et la fameuse classe memoir.

C’est certainement utile, mais ça réhausse sacrément la barrière

à franchir pour accéder à LaTeX :

  • KomaScript : documentation de 563 pages (avec, d’ailleurs, une

mise en

page dont j’aimerais connaître l’avis des spécialistes de typo ici

présents : personnellement, elle me donne la nausée et, de prime

abord, je me dis que si ça a cette tête un document fait avec cette

classe, je la boycotte !) ;

  • Memoir : documentation de 615 pages.

Je vois que beaucoup déconseillent franchement la classe book (et donc

article j’imagine). Je n’ai toujours utilisé que cela: en changeant les

marges, les titres courants et éventuellement l’aspect des titres, elles

fonctionnent très bien non ? Quel est le problème ?

Inversement, qu’apportent KomaScript et Memoir ?

Céline

Bonjour,

Je vais ramener ma science et ma fraise par la même occasion.

J’ai commencé par LyX, pensant (à tort) qu’entrer dans LaTeX par un
éditeur serait difficile. Cela m’a permis de me mettre le pied à
l’étrier, mais j’ai dû convenir des limites de la chose. Comme j’étais
sur un Mac, j’ai opté par TeXShop (j’ai basculé sur une Debian depuis
quelques versions, mais bon…).

Pour des mémoires (pas pour moi, mais pour mes fils et tout un tas de
gens, finalement), j’ai utilisé la classe koma report (scrrprt). Je n’ai
jamais osé lire toute la documentation (ce qui explique très
probablement l’abondance de mes questions sur TeXnique), mais il existe
une traduction française
https://framablog.org/2017/10/17/papiray-fait-du-komascript/ que l’on
doit à PapyRay, autrement dit Raymond la Science, c’est-à-dire Raymond
Rochedieu. Mais les explications de l’excellent Bertrand Masson (déjà
cité) constituent une très bonne (et précise) entrée en matière.

Je n’ai aucune expérience avec la classe Memoir, mais pour avoir utilisé
la classe book ou scrbook, je n’ai pas vu quels avantages elle(s)
avai(en)t sur scrrprt pour faire un mémoire.

Le bonjour chez vous,

Frédéric Stévenot (le gars qui fait rien qu’à utiliser LaTeX pour ses
cours en histoire-géo, et pour tout le reste…)

Bonjour,

En ce qui me concerne j’utilise la classe Memoir. Je n’aurais jamais
eu le courage de m’y lancer tout seul, la documentation est non
seulement épaisse mais touffue, mais l’éditrice d’un de mes livres a
eu la bonté de mandater une TeXienne plus courageuse que moi (elle est
abonnée à cette liste et se reconnaîtra) pour rédiger une feuille de
style que je conserve précieusement, en l’adaptant au fur et à mesure.
Pour une réédition du bouquin, la gentille éditrice a mandaté un
autre gentil TeXien de la liste, qui a surmonté ses réticences pour
convertir la feuille de style à XeLaTeX (je ne dénonce pas ceux qui
m’ont aidé nommément pour leur éviter une avalanche de sollicitations).

La leçon de ces pérégrinations : se convertir à Memoir n’est pas facile,
il serait sans doute préférable de commencer directement avec cette
classe. Si l’on y ajoute BibLaTeX, il y a de quoi y passer ses nuits.
Formuler dans Memoir l’équivalent de l’extension Geometry est un
cauchemar, il faut déjà comprendre le vocabulaire employé. Mais une fois
passé par ces épreuves, le résultat en vaut la peine.

LaTeXement !


Laurent Bloch - https://www.laurentbloch.net - xyz@xyz.tld
Si vous trouvez que l’éducation coûte cher, essayez l’ignorance !
(A. Lincoln)