Reledpar

Je trouve les packages reledmac et reledpar très utiles mais ne les
maîtrise toujours pas : par exemple le nombre de vers à indiquer après
\setstanzaindent doit-il être le nombre total de vers du poème ? Et,
surtout, la gestion des blancs entre deux strophes. Comment faire pour
obtenir un blanc après chaque « Je ne sais comment je dure » dans
l’exemple suivant ?

\documentclass[11pt]{article}
\usepackage{geometry}
\geometry{a4paper}
%\geometry{landscape}
%\usepackage[parfill]{parskip}
\usepackage{graphicx}
\usepackage{amssymb}
\usepackage{tabto}
\usepackage{reledmac}
\usepackage{reledpar}
\usepackage{fontspec,xltxtra,xunicode}
\usepackage{polyglossia}
\setmainlanguage{french}
\defaultfontfeatures{Mapping=tex-text}
\setromanfont[Mapping=tex-text]{Linux Libertine O}
\setsansfont[Scale=MatchLowercase,Mapping=tex-text]{Gill Sans}
\setmonofont[Scale=MatchLowercase]{Andale Mono}

\title{Christine de Pisan}
\author{«Je ne sais comment je dure»\
\textit{Rondeaux}}
\date{1390-1400}

\begin{document}
\maketitle

\textsc{Je ne sais comment je dure}

\begin{pairs}
\begin{Leftside}
\beginnumbering
\setstanzaindents{0,0,0,0,0,0,0,0,0}
\let\endstanzaextra\bigbreak
\stanza
\textit{Je ne sais comment je dure~\footnote{\textit{Dure} :
\textit{durer}, dans la langue du \textsc{mf} c’est, comme pr ns,
«s’étendre dans le temps» mais peut-être aussi, comme il st courant ds
l’ancienne langue, où le simple est souvent employé pour le composé,
\textit{endurer}. L’idée exprimée est la capacité à supporter longtemps
et sans se plaindre une situation pénible, voire invivable.},}&
\textit{Car mon dolent~\footnote{\textit{Dolent} : «\textbf{A.} — Qui
est affecté d’un malaise physique. \textbf{B.} — [D’une pers., d’un
aspect de la pers.] 1. Qui est affligé, désolé, malheureux.»
(\textit{DMF}).} cœur fond d’ire~\footnote{\textit{Ire} : du lat.
\textit{ira} «colère», «\textbf{A.} — [Acception largement dominante en
moyen français] ``Colère vive (contre qqn), emportement". […]
\textbf{B.} — P. ext. [Acceptions plus rares en moyen français]

  1. “Sentiment de celui qui est fortement perturbé, où se mêlent la
    colère (éventuellement contre soi-même), l’insatisfaction et la souffrance”
  2. En partic. ``Sentiment de celui qui est fortement perturbé par la
    souffrance, le chagrin ; souffrance, chagrin"
    » (DM.F).}}&
    \textit{Et plaindre n’ose, ni dire}&
    \textit{Ma douloureuse aventure,}&
    \bigbreak

\stanza
\textit{Ma dolente vie obscure.}&
\textit{Rien fors~\footnote{\textit{Fors} : «II. [Prép. marquant
l’exception] 1. \textit{Fors} $+$ subst. ou pron. Excepté, sauf, si ce
n’est» (\textit{DMF}).} la mort ne désire.}&
\textit{Je ne sais comment je dure.}&
\bigbreak

\stanza
\textit{Et me faut, par couverture~\footnote{\textit{Par couverture} :
«\textbf{B.} — Au fig.
[…]
2. “Ce qui protège, protection”
3. “Ce qui cache, qui dissimule, qui empêche de voir”
4. “Dissimulation ; prétexte”» (\textit{DMF}).},}&
\textit{Chanter que mon cœur soupire};&
\textit{Et faire semblant de rire.}&
\textit{Mais Dieu sait ce que j’endure ;}&
\textit{Je ne sais comment je dure.}&
\endnumbering
\end{Leftside}
\begin{Rightside}
\beginnumbering
\setstanzaindents{0,0,0,0,0,0,0,0,0}
\let\endstanzaextra\bigbreak
\stanza
Je ne sais pas comment je dure,&
Car mon cœur souffrant fond de colère&
Et je n’ose me plaindre de ni raconter&
Ma douloureuse aventure,&
\bigbreak

\stanza
Ma vie obscure et souffrante.&
Je ne désire rien d’autre que la mort.&
Je ne sais pas comment je dure.&
\bigbreak

\stanza
Et il me faut, par dissimulation,&
Chanter que mon cœur soupire ;&
Et faire semblant de rire.&
Mais Dieu sait ce que j’endure ;&
Je ne sais pas comment je dure.&
\endnumbering
\end{Rightside}
\end{pairs}
\Columns

\end{document}

Bien cordialement,

O. Boilleau