PS : Pour m’engager sur les bonnes résolutions que je propose (être
constructifs), je pourrai, si cette idée semble utile, me renseigner sur la
manière dont on peut rédiger au mieux des statuts associatifs et proposer,
le jour de l’AG, des pistes de modification en expliquant les tenants et
aboutissants de chacune des clauses proposées. Dans tous les cas, toute
modification doit être soumise au vote.
Le 2 févr. 2020 à 22:18, Flora Vern xyz@xyz.tld a écrit :
Bonsoir à tous,
En tant que juriste de profession, je me permets de réagir au message de
Michel Bovani, qui s’inscrit dans la lignée de ceux de plusieurs personnes,
notamment membres du Conseil d’administration, pour rappeler que les
statuts de l’association ne font pas peser toutes les responsabilités
sur le président de celle-ci.
Plutôt que de chercher des boucs émissaires à tous nos problèmes, je
propose donc de diluer la responsabilité par une petite relecture des
statuts… et de revenir à des discussions constructives sur l’avenir de
l’association, dont je crois que personne ne souhaite la dissolution, en
dépit de cette carence collective (cf. infra).
L’article 5, alinéa 1er prévoit en effet que:
L’instance supérieure de l’association est l’Assemblée générale des
adhérents qui se réunit en session ordinaire une fois par an et aussi
souvent que nécessaire en session extraordinaire sur la convocation du
président, du Conseil d’administration ou à la demande d’au moins 25 % de
ses adhérents.
En l’absence de signe de ponctuation entre les règles relatives aux
sessions ordinaire et extraordinaire, il faut interpréter que l’assemblée
générale ordinaire peut également être convoquée par le CA ou par 25% des
adhérents.
D’ordinaire, d’ailleurs, d’après la stipulation de l’article 7, alinéa 3,
c’est le CA et non le président de l’association qui convoque l’assemblée
générale ordinaire.
Le Conseil d’administration expédie les affaires courantes et en
particulier, il convoque l’Assemblée générale ordinaire.
Le renouvellement des mandats ayant lieu lors de l’assemblée générale
ordinaire, qui doit donc être convoquée par le CA lui-même ou, en cas de
carence par le président ou 25% des membres.
Enfin, la même assemblée générale peut révoquer, si elle le souhaite, tous
les membres du CA, en ce compris le président.
Cela dit, le président a pour fonction exclusive de représenter
l’association auprès des tiers (art. 7, al. 2) et de départager les membres
du CA avec sa voix prépondérante (art. 7, al. 4), et non d’assumer seul la
gestion de celle-ci. L’article 6 précise, en effet, que ce n’est pas le
président, mais le CA pris en son entier qui dirige l’association.
Quant à la gestion des comptes, même si son rôle n’est pas défini dans les
statuts, j’imagine qu’elle revient au trésorier en titre, bien que le
rapport financier soit présenté par le président lors de l’assemblée
générale…
S’il y a carence ou faute des uns ou des autres, elle est donc ancienne et
largement couverte par des autres aussi graves des autres membres de
l’association, qu’il s’agisse du CA ou des 25% qui auraient pu se
manifester.
À ce compte, ne pourrions-nous pas enterrer la hache de guerre?
Bien à vous tous,
Flora
Le 2 févr. 2020 à 21:38, Michel Bovani xyz@xyz.tld a écrit
:
Le 2 févr. 2020 à 17:44, Philippe Delavalade <
xyz@xyz.tld> a écrit :
Bonjour à tous.
Suite au mot de Michel Bovani, je suis allé consulter les statuts de
l’association.
J’espère que mes remarques ne donneront pas l’impression que je suis
quelqu’un de procédurier mais j’ai été pendant plus d’une quarantaine
d’années membre d’une petite association (une centaine de membres en
moyenne). J’y ai été tour à tour, simple membre actif mais aussi
président, trésorier et secrétaire.
Mais non, au contraire. La loi de 1901 donne beaucoup d’importance à ces
statuts qui fixent quasiment seuls les règles qui régissent le
fonctionnement d’une association.
J’ose dire que si ces statuts avaient été respectés, nous n’en serions pas
là aujourd’hui.
Précisément dans mon cas, j’étais présent lors de l’AG de 2013 à
l’occasion de laquelle j’ai participé à l’élection d’un nouveau bureau sur
la base justement de ces statuts. Ceux-ci engageaient le bureau et
notamment le président de l’association :
— à convoquer une AG ordinaire chaque année : il n’y en a pas eu une seule
et c’est un manquement grave ;
— à remettre les mandats en jeu en organisant des élections en 2017 au
plus tard : il n’y a pas eu d’élection et c’est un manquement grave ;
— à produire chaque année un rapport moral et un rapport financier : il
n’y en a eu aucun, si bien que je ne dispose d’aucune information sur les
finances d’une association qui possédait en 2010, au dernières nouvelles
connues, un actif de 35000 euros.
J’ai fait tous ces constats en 2019, lorsqu’après une interruption de deux
ou trois ans, j’ai voulu cotiser à nouveau… Et je dois dire que cela m’a
mis dans ce qu’il est convenu d’appeler une colère noire. Colère aggravée
par le fait que j’ai très vite réalisé qu’une seule et même personne
détenait à elle seule le rôle de président, le rôle de trésorier, et
probablement en partie les rôles se secrétaires et de webmestre. Encore une
entorse aux statuts, sans doute la plus grave.
Je dois dire que ma première intention a été de faire un courrier au
président du tribunal judiciaire compétent… Et je l’aurais sans doute fait
si cela ne m’avait pas ensuite semblé très mauvais pour l’association.
Au point où en est ma réflexion, je ne veux plus en faire une affaire de
personne, mais je veux aussi être clair.
Il doit y avoir une assemblée générale au cours de laquelle seront
présentés rapports moraux et financiers depuis 2013 et durant laquelle
auront lieu les élections d’un nouveau bureau dont la composition sera
conforme aux statuts. Cela prend du temps et ne peut passer au second plan?
Concernant la date de cette assemblée générale, je ne vais pas faire de
fixation, mais Jérémy just ne peut la choisir à lui seul, de même qu’il ne
peut décider à lui-seul de l’ordre du jour ni engager l’argent de
l’association dans l’organisation d’une conférence.
Même si je n’ai rien contre cette dernière, ça ne me semble pas la
priorité, et de loin !
Je vais terminer, en disant que l’avenir de GUTenberg doit être ce que ses
adhérents en feront, mais que dans un premier temps, ce qui manque le plus
ce sont des volontaires pour les rôles « régaliens » du bureau.
Bien à vous
–
Michel Bovani
xyz@xyz.tld
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