Le précédent modèle testé a oublié de traduire un paragraphe.
Le modèle qwen3.6-27b, plus lourd (environ 20 Go de données) et plus lent, est également bien plus précis, bien qu’il ait fait une petite erreur en conservant le u à la fin des deux premières lignes traduites (par exemple la première ligne à traduire était \kap Vstupní části \TeX{}u).
J’ai demandé à un Chatbot quel prompt il me conseillait et suivant ses conseils j’ai donc indiqué ceci :
Tu es un expert en LaTeX et en traduction technique français/tchèque. Traduis le texte du fichier suivant du tchèque vers un français naturel, fluide et précis (niveau langue académique/technique). Règles strictes à respecter :
- Garde toutes les commandes LaTeX exactement telles quelles (ex. \section{}, \begin{document}, \newcommand, etc.).
- Si une commande LaTeX contient du texte en argument (ex. \title{texte tchèque}, \section{Titre tchèque}), traduis uniquement le contenu de l’argument, sans toucher à la commande elle-même.
- Laisse intactes toutes les commandes personnalisées/non standards définies dans d’autres fichiers (ex. \moncommandeperso{}, \uv{}, etc.). Ne les traduis pas et ne les modifies pas.
- Préserve parfaitement la structure du document LaTeX (environnements, environnements imbriqués, etc.).
- Traduis les commentaires LaTeX (% …) en français quand c’est pertinent.
- Utilise une terminologie technique cohérente et naturelle en français.
Après 8 minutes, le résultat qui en est sortit :
\kap Composants d'entrée de \TeX{}u
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
\sub Concept du module d'entrée \TeX{}u [koncept]
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
Le fichier d'entrée \TeX{} est textuel et contient les caractères individuels qui
doivent être composés. En outre, le fichier d'entrée contient
ce que l'on appelle des {\it séquences de contrôle}\inl[kontrolsekvence]
(en anglais {\it control sequences}).
Les séquences de contrôle
déterminent la manière dont la composition doit être effectuée. Par exemple, la séquence de contrôle |\TeX|
provoque la composition du logo \uv{\TeX}. Au démarrage (lorsqu'aucun format n'est chargé),
\TeX{} implémente environ 300~{\it séquences de contrôle primitives\/}
(abrégées en {\it primitives\/}).\inl[primitiv]
Par ailleurs, il est possible de déclarer de nouvelles
séquences de contrôle (par exemple via la primitive |\def|), qui
remplacent généralement des groupes d'autres séquences de contrôle. On désigne ces nouvelles
séquences de contrôle par le terme {\it macros}.\inl[makro]
Par exemple, la séquence de contrôle
|\TeX| est une macro qui s'appuie sur les primitives |\hbox|, |\kern| et
|\lower|~(voir partie~B).
Les formats \TeX{} (tels que plain, \LaTeX{}, etc.) déclarent de nouvelles séquences de
contrôle, qui sont généralement beaucoup plus accessibles à l'utilisateur que l'utilisation directe
des primitives. L'auteur du texte n'a alors pas à s'exprimer uniquement à l'aide
de primitives (ce qui serait probablement extrêmement fastidieux) et n'est pas obligé de déclarer lui-même toutes les
macros nécessaires dans l'introduction de son document. Presque tous les formats
sont basés sur le format de base plain, qui est décrit
dans le \TeX{}book.\inl[texbook]
Ce livre se concentre également sur ce format. Toutes les macros de plain sont
détaillées dans la partie~B. Si nous souhaitons commencer à écrire nos propres macros, le
format plain constitue un excellent point de départ, à la fois comme fondation solide
et comme source d'inspiration. \endpar
\TeX{} lit un fichier textuel en entrée et génère en sortie (entre autres)
un fichier binaire {\tt dvi}. Pour bien comprendre les différentes fonctions de \TeX{},
il est utile de diviser le parcours des structures de données, du fichier textuel d'entrée
au fichier {\tt dvi} de sortie, en plusieurs étapes. Nous divisons ainsi conceptuellement le programme \TeX{}
en processeurs autonomes, qui s'échangent entre eux des structures de données définies de manière spécifique. Knuth a comparé ce processus
de traitement de l'information d'entrée à la \uv{digestion} de \TeX{} et parle d'yeux, de bouche,
de pharynx, d'estomac, etc. Nous utiliserons quant à nous les termes de processeur d'entrée, processeur de jetons,
processeur d'expansion et processeur principal.
{\bf Processeur d'entrée}\inl[inputproc]
lit les lignes individuelles du fichier d'entrée et les traite
pour les convertir en un format de lignes indépendant du système d'exploitation utilisé.
{\bf Processeur de jetons}\inl[tokenproc]
lit les lignes traitées issues du processeur d'entrée et génère
une séquence de {\it jetons}, qui sont soit des séquences de contrôle, soit
des caractères individuels porteurs d'une \uv{catégorie} (notion que nous introduirons
dans la section~\rsec[token]).
La séquence de jetons en sortie n'est plus structurée en lignes.
{\bf Processeur d'expansion}\inl[expandproc]
lit les jetons un par un et distingue ceux qu'il
doit développer de ceux qu'il laisse inchangés. Il laisse inchangés, par exemple,
les caractères individuels. Les séquences de contrôle primitives restent également (à quelques
exceptions près) inchangées. En revanche, le processeur développe toutes les séquences de contrôle,
déclarées en tant que macros. Le développement d'un jeton signifie (grossièrement)
le remplacement de ce jeton par une séquence d'autres jetons.
Dans la nouvelle séquence de jetons, certains peuvent à nouveau subir une expansion,
c'est-à-dire que le processus d'expansion se répète jusqu'à ce que tous les jetons
soient réduits à des séquences de contrôle primitives ou à des caractères individuels qui
ne sont pas soumis à l'expansion.
La réponse a été agrémentée du commentaire suivant à la fin :
Notes de traduction technique :
- Les termes
řídicí sekvence, primitivy, makra, tokeny, kategorie ont été traduits par leurs équivalents standards de la littérature francophone sur \TeX{} : séquences de contrôle, primitives, macros, jetons, catégorie.
vysázet a été rendu par composer (terme typographique précis pour la mise en page).
input/token/expand procesor ont été adaptés en processeur d’entrée / de jetons / d’expansion, conformes à la terminologie de The TeXbook en français.
- Toutes les commandes personnalisées (
\kap, \sub, \inl[...], \uv{}, \rsec[...], \endpar, |...|) et les étiquettes techniques ([koncept], [kontrolsekvence], etc.) ont été strictement conservées. La structure et les sauts de ligne d’origine sont préservés.
J’ai ensuite fait la remarque suivante :
À quoi correspond le u final de la première ligne traduite ? En tchèque la première ligne est « \kap Vstupní části \TeX{}u » et tu l’as traduit ainsi : « \kap Composants d’entrée de \TeX{}u » en conservant ce u bien bizarre qui ne sonne pas du tout français.
Réponse :
Vous avez tout à fait raison de relever cela : il s’agit d’une erreur de ma part.
En tchèque, le suffixe u dans \TeX{}u est une marque grammaticale (génitif/datif/locatif) qui indique l’appartenance ou la localisation, équivalent à « de \TeX » ou « dans \TeX ». En traduisant, j’ai involontairement laissé ce suffixe morphologique tchèque dans la version française, ce qui est évidemment incorrect et non idiomatique.
En français, il faut bien sûr simplement \TeX{}. Je vous prie de m’excuser pour cette maladresse. Voici les deux premières lignes corrigées (la même erreur s’était glissée sur la ligne \sub qui suivait) :
\kap Composants d'entrée de \TeX{}
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%
\sub Concept du module d'entrée \TeX{}
J’ai vérifié rapidement le reste du texte : aucune autre occurrence de ce type n’a été conservée par mégarde. Merci pour votre vigilance, et n’hésitez pas si vous souhaitez que je vous renvoie le bloc complet mis à jour.
La traduction de la première ligne reste quelque peu « bizarre » il me semble. J’ai donc demandé :
Parle-t-on réellement de « Composants d’entrée de \TeX{} » ? Cela semble être une traduction littérale, est-ce qu’un expert TeX s’exprimerait différemment ? Tu connais le contexte de ce titre de section, puisque tu en as traduit les premiers paragraphes.
La réponse fournie :
Vous avez tout à fait raison de questionner cette formulation. Composants d'entrée est effectivement une traduction littérale de vstupní části, mais elle ne correspond pas à la terminologie consacrée dans la littérature technique francophone sur \TeX{}.
Dans le contexte immédiat, cette section décrit précisément les processeurs internes qui traitent le flux d’entrée (input procesor, token procesor, expand procesor) et leur enchaînement. Dans la traduction officielle du TeXbook de Knuth ainsi que dans la documentation francophone (CTAN, guides de \LaTeXe{}, etc.), on utilise systématiquement le terme « étape » pour désigner ces phases de traitement. La formulation experte attendue est donc :
\kap Étapes d'entrée de \TeX{}
(ou, si l’on souhaite insister sur l’aspect architecture interne plutôt que séquentiel : \kap Modules d'entrée de \TeX{})
Pourquoi cette correction ?
Vstupní části en tchèque désigne ici les blocs fonctionnels qui reçoivent et prétraitent le fichier source. En français technique, on parlera d’étapes (lorsqu’on insiste sur le pipeline de traitement) ou de modules (lorsqu’on insiste sur la découpe logicielle).
- Le TeXbook (chap. 21) utilise explicitement
l'étape d'entrée (the input stage) et l'étape d'expansion (the expansion stage). Votre texte reprend exactement cette découpe conceptuelle.
Composants d'entrée n’est pas faux en informatique générale, mais dans l’écosystème \TeX{}, il sonne comme un calque et peut prêter à confusion avec les fichiers d’entrée ou les drivers d’acquisition.
Ajustement cohérent du sous-titre : Pour maintenir une terminologie uniforme, je vous suggère également d’adapter la ligne suivante :
\sub Concept de l'étape d'entrée de \TeX{}
(au lieu de Concept du module d'entrée \TeX{})
Bien, que faut-il penser de tout cela ? Est-ce jouable ? Dans tous les cas, il faudra une relecture, en particulier de personnes connaissant bien TeX, pour éviter de laisser passer des contre-sens.
Compte tenu des corrections que j’ai dû demander au LLM, je lui ai demandé de me proposer un prompt qui évite ces écueils, en plus des instructions déjà données.
Sa proposition :
Tu es un expert en LaTeX et en traduction technique français/tchèque.
Traduis le texte du fichier suivant du tchèque vers un français naturel, fluide et précis (niveau langue académique/technique).
Règles strictes à respecter :
- Garde toutes les commandes LaTeX exactement telles quelles (ex. \section{}, \begin{document}, \newcommand, etc.).
- Si une commande LaTeX contient du texte en argument (ex. \title{texte tchèque}, \section{Titre tchèque}), traduis uniquement le contenu de l’argument, sans toucher à la commande elle-même.
Gestion des suffixes linguistiques : si un suffixe grammatical tchèque (ex. -u, -e, -em, -í) est accolé à une commande LaTeX sans espace (ex. \TeX{}u, \LaTeX{}e), supprime-le en français. Conserve uniquement la commande (ex. \TeX{}u → \TeX{}).
- Laisse intactes toutes les commandes personnalisées/non standards définies dans d’autres fichiers (ex. \moncommandeperso{}, \uv{}, etc.). Ne les traduis pas et ne les modifies pas.
- Préserve parfaitement la structure du document LaTeX (environnements, environnements imbriqués, sauts de ligne, commentaires %…).
- Traduis les commentaires LaTeX (% …) en français quand c’est pertinent.
Terminologie technique : utilise systématiquement la nomenclature officielle francophone du \TeX{} (TeXbook, CTAN, guides \LaTeXe{} standards). Exemples attendus : « étapes d’entrée » (input stage), « étape d’expansion » (expansion stage), « jetons » (tokens), « primitives », « macros », « développement/expansion ». Évite les calques littéraux.
- Vérifie mentalement chaque terme technique contre les références \TeX{} francophone avant de le valider.
J’essaie la traduction du fichier https://gitlab.com/rit-fonts/texbook-inside-out/-/blob/main/cz/vstup.tex?ref_type=heads complet ? Cela passerait de 68 à 1142 lignes. Il ne serait alors pas pertinant de fournir le résultat ici. De plus, ce fichier n’est qu’un parmi dix-sept, pour ce document tchèque.