Traductions assistées

Bonjour,

L’IA a fait de grands progrès en matière de traduction. Alors, je sais, ce n’est pas bien, mais ne pourrions-nous pas nous en servir pour traduire certains livres ou manuels importants ? Voilà qui permettrait de rendre nos logiciels plus accessibles au public francophone.

Je pense en particulier pour l’instant :

  • au livre TeX by Topic de Victor Eijkhout (licence GFDL) ;
  • au manuel de la classe memoir (projet déjà évoqué sur la liste voilà deux ou trois ans) ;
  • à A Few Notes on Book Design de Peter Wilson (pas libre, a priori, copyright détenu par l’auteur, qui serait dès lors à contacter).

Le premier et peut-être le troisième pourraient même faire l’objet d’une publication papier par l’association, éventuellement en impression à la demande pour des raisons budgétaires.

Le cas des manuels est plus délicat, puisqu’ils sont susceptibles d’évoluer.

Bien sûr, relecture et interventions humaines seraient nécessaires. En particulier, il faudrait veiller à l’homogénéité de la traduction de termes techniques (relatifs à TeX comme à la typographie).

Je ne dispose pas moi-même de beaucoup de temps à y consacrer, mais je me propose au moins de jouer le rôle de conseiller technique pour la typographie (en particulier pour les passages qui nécessiteraient une adaptation aux usages français, dans le cas du manuel de memoir et du texte de Wilson), de correcteur pour l’ensemble, et bien sûr de metteur en page.

Qu’en dites-vous ?

Bonjour Thomas.

Nous avons déjà discuté de ce sujet en interne, à l’initiative de Denis Bitouzé, lors d’une réunion du CA. Si je me souviens bien, le fait que l’association attribue un petit budget à un tel projet ne choquait personne.

J’ai ensuite fait des tests dans mon coin avec diverses IA et j’ai été déçu par le résultat. Seul le service deepl me semblait fournir un travail correct, mais il n’accepte pas de fichiers .tex. Je dois dire que j’en suis resté là.

Je salue ton initiative. À moins que notre grand mamamouchi de la trésorerie s’y oppose, je crois que l’association pourrait tout à fait :

  • financer l’abonnement à un service de traduction en ligne ;
  • coordonner le travail des bénévoles.

Et ton expertise serait évidemment précieuse. C’est un beau projet.

À ta liste je rajoute le manuel de TikZ, qu’il serait utile de finir de traduire, vu le succès de ce logiciel.

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Je rajoute des liens directs vers les documents en question :

https://mirrors.ctan.org/info/texbytopic/TeXbyTopic.pdf ;
https://mirrors.ctan.org/macros/latex/contrib/memoir/memman.pdf ;
https://mirrors.ctan.org/info/memdesign/memdesign.pdf.

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Pour le format de travail utilisé et servi aux IA, il me semble préférable d’utiliser le markdown, voire le format ODT, bien plus pratique en préparation de copie — même si je sais que travailler dans LibreOffice n’est pas une option très populaire ici.

Il n’empêche qu’un traitement de texte est fait pour cela :

  • bon interfaçage avec un logiciel de correction comme Antidote ;
  • aide au formatage et détection des répétitions avec l’extension Grammalecte ;
  • confort dans la gestion des notes, des commentaires, des modifications, des renvois internes ;
  • intepréteur regex de LibreOffice assez puissant (avec même des tests de position prenant en compte des chaînes de longueur variable).

Pandoc permet la conversion LaTeX-Markdown, LaTeX-ODT, mais il faut faire attention à certaines commandes non reconnues. En particulier, il n’est pas encore en mesure d’interpréter les macros définies avec \NewDocumentCommand.

Alors pourquoi le faire ?

Selon https://ctan.org/pkg/memdesign, le document est sous licence LPPL 1.3.

De ce que je comprends, mais je ne suis pas spécialiste de ce domaine — du tout —, la modification et la distribution sont autorisées. Il faudrait juste faire en sorte qu’il soit clair que ce n’est pas le document officiel (c’est simplement un traduction non officielle de celui-ci), et mettre un lien permettant de retrouver le document d’origine et citer l’auteur d’origine. Là, je ne parle pas du tout en langage de spécialiste. C’est ce que je comprends de https://ctan.org/license/lppl1.3 et ce ce qu’explique une IA interrogée là dessus.

Donc a priori il n’y aurait aucune difficulté à faire cette traduction, sur le plan des licences. Bien évidement, un avis plus assuré sera souhaitable.

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Avec l’âge, j’ai appris à composer avec mes inclinations kantiennes — « Le kantisme a les mains pures, mais il n’a pas de mains », écrivait Péguy. Je sais que l’IA a déjà fait des ravages au sein de la profession des traducteurs et des correcteurs, et j’en suis désolé (étant d’ailleurs moi-même partiellement concerné). Alors, donc, pourquoi ?

  • Parce que nous n’avons probablement pas les moyens de financer des traductions de cette ampleur (au moins 8 000 EUR pour le manuel de memoir, par exemple).
  • Parce que nous ne comptons pas, parmi nous, de vrais traducteurs, je crois.
  • Parce que, si nous décidons de traduire nous-mêmes malgré tout (ce qui a été commencé pour le manuel de TikZ, si j’ai bien compris, et peut-être aussi pour celui de memoir), l’IA apportera une aide précieuse.
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Bonjour,

Je me suis amusé à quelques essais de traduction : le verdict est sans appel. Dans les 3/4 des cas, très bien, même si personnellement je n’eusse pas toujours traduit de cette façon, pour ce qui reste, c’est soit du charabia imbitable, soit l’on arrive à entraver quand même mais avec beaucoup de bonne volonté. Je pense que la version payante devrait être plus efficace, reste à savoir ce qu’il faudra faire manuellement, qui va le faire. Nous serons bien obligés de trouver un pingouin, vu le prix du programme…

Autre chose, mais tant qu’à y être : vous avez parlé de la traduction du manuel de « TikZ » : est-ce que les choses ont vraiment beaucoup changé depuis la traduction qui est parue dans un des "Cahiers GUTenberg "? Bien à vous,

J.-M. H.

Je ne réponds que sur la doc de TikZ : dans sa version actuelle (3.1.11a) elle fait 1323 pages A4. Les Cahiers n’en ont publié que la traduction de deux fragments.

Je n’ai pas d’opinion complètement arrêtée sur la traduction utilisant l’IA. Seulement une certaine prévention contre l’IA en général due à la débauche énergétique nécessitée par son utilisation débridée.

Je n’ai réagi que parce que justement, lorsque tu as dit toi-même (t’étais pas obligé) que ce n’était pas bien, il m’a semblé que tu te sortais un peu les mains kantiennes des poches.

S’il y a un groupe motivé pour faire cela, c’est à considérer !

Sur TeX by Topic, je pense qu’il y aurait mieux à traduire. Ce n’est pas
un ouvrage d’initiation à TeX et comme référence, à mon avis, on trouve
mieux, en tout cas plus clair et détaillé. Il est vastement diffusé
parce qu’il est en anglais et libre. Je me demande s’il ne vaudrait pas
mieux traduire le TeXbook naruby de
Petr Olšák.

Pour l’utilisation de ODT, ça suppose de convertir les fichiers source.
Si vous comptez sur Pandoc, il faudra implémenter votre propre reader
et votre propre writer, car Pandoc ne comprendra pas toutes les macros
utilisées dans les sources et ne produira pas un fichier contenant des
références internes à la page (il ne sait faire que des liens hypertexte).
Et quand je dis votre propre writer, il en faudrait en réalité deux,
un vers ODT et l’autre vers le format TeX souhaité, où il faudrait
bidouiller dans les deux cas pour supporter les fonctionnalités que
Pandoc ignore parce qu’elles sont spécifiques à un petit sous-ensemble
de formats. Il vaudrait mieux travailler directement sur les fichiers
TeX à mon avis, mais ça risque de poser problème aux traducteurs
automatiques.

Je vous prie de m’excuser si tout cela n’a pas l’air bien positif, mais
il faut bien poser les problèmes techniques pour pouvoir les résoudre !

J’avais en effet proposé lors d’un CA que, et en s’aidant d’outils tels que Deepl, on traduise complètement ou partiellement les numéros du TUGboat.

Je suis très réticent à l’égard de l’intelligence artificielle (je préfère la naturelle) mais, s’il y a un cas où son usage me paraît raisonné, c’est en effet celui de la traduction : on n’a en effet pas tous les compétences ni le temps d’effectuer de telles traductions nous-mêmes, alors que de nombreux documents dans de nombreuses langues différentes sont d’inestimables mines de connaissances et d’informations.

(Un autre usage raisonné m’a été soufflé par un ami qui s’en sert pour fabriquer des messages de commits : comme un humain, l’IA examine les différences apportées aux fichiers à commiter mais le fait beaucoup plus rapidement et avec une bluffante capacité de synthèse, épargnant à l’humain une tâche potentiellement très fastidieuse et chronophage qu’il bâcle souvent en se contentant d’un « WIP » ou « Update » :wink:.)

Le problème de Deepl est que, à ce que j’ai constaté, il faut lui fournir de nombreuses informations de textes à ne pas traduire (afin d’éviter des choses du genre \begin\début). En revanche, un collègue m’avait dit avoir été très impressionné par la traduction de sources TeX par ChatGPT et j’ai testé le traducteur de Google qui s’en sort très bien : tous deux ignorent les balises TeX. Je ne sais pas ce que donnent les autres IA (je les fuis comme la peste !)

Au sujet des IA, il peut être un peu étonnant d’apprendre que Donald Knuth évoque l’IA Claude Opus, qui a permis d’obtenir un résultat décrit dans l’article de maths suivant : https://www-cs-faculty.stanford.edu/~knuth/papers/claude-cycles.pdf.

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Par curiosité, j’ai installé localement un LLM sur mon ordinateur, c’est tout nouveau pour moi.

Pour un premier essai, j’ai choisi un modèle à 9B paramètres (9 milliards de paramètres).

Et j’ai testé cela sur le document en langue tchèque (dont j’ignore tout). Ce document est découpé en plusieurs fichier, j’ai considéré le fichier suivant : https://gitlab.com/rit-fonts/texbook-inside-out/-/blob/main/cz/vstup.tex?ref_type=heads, en me limitant aux 68 premières lignes pour un essai.

En voici le résultat (j’ai pris les réglages par défaut, il semble qu’on peut régler certains paramètres) :

\kap Les parties d'entrée de \TeX{}u

%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%

\sub Le concept de la porte d'entrée \TeX{}u

%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%

Le fichier d'entrée \TeX{}u est texte. En outre, le fichier d'entrée contient
des {\it séquences de contrôle}\inl[primitif]
(par exemple des contrôles de séquences). Les {\it séquences de contrôle}
déterminent la manière dont la mise en page doit être effectuée. Par exemple, la
séquence de contrôle |\TeX| permet la mise en page du logo \uv{\TeX}. À l'initialisation
(Quand le format n'est pas chargé) il y a
dans \TeX{}u implémenté environ 300 {\it primitives/}  de séquences de contrôle.\inl[primitiv]
Outre, on peut déclarer de nouvelles
séquences de contrôle (par exemple via la primitive |\def|), qui
remplacent la plupart les groupes de séquences de contrôle. Nous appelons les
séquences de contrôle nouvellement déclarées {\it macro}.\inl[macro]
Par exemple, la séquence de contrôle
|\TeX| est une macro, qui s'appuie sur les primitives |\hbox|, |\kern| et
|\lower|~(voir partie B).

Dans ce livre nous nous concentrerons sur ce format. Toutes les macros plain
sont décrites dans la partie B. Si nous voulons commencer à écrire nos
propres macros, le format plain sera pour nous un bon point de départ,
dont nous pourrons à la fois nous appuyer et
chercher de l'inspiration dans celui-ci. \endpar

TeX{} lit un fichier texte à son entrée et à la sortie est généré (entre autres)
un fichier binaire {\tt dvi}. Pour bien comprendre les différentes fonctions TeX{}
il est utile de séparer le chemin des structures de données du fichier texte
d'entrée vers le fichier de sortie {\tt dvi}. TeX{} en tant que programme
le sépare conceptuellement. Knuth a comparé ce processus
de traitement de l'information d'entrée à \uv{digestion} TeX{}
et parle de yeux, bouches, gorges, estomacs, etc. Nous parlerons du
processeur d'entrée, processeur de jetons, processeur d'expansion et du
processeur principal.

{\bf Processeur d'entrée}\inl[procédure d'entrée]
lit les différentes lignes du fichier d'entrée et les traite
en lignes, qui sont indépendantes du système d'exploitation utilisé.

{\bf Processeur de jetons}\inl[procédure de jetons]
lit les lignes traitées du processeur d'entrée et crée
une suite {\it de jetons}, ce qui sont soit des séquences de contrôle ou
des caractères individuels portant leur \uv{catégorie}.
La suite de sortie de jetons n'est plus divisée en lignes.

{\bf Processeur d'expansion}\inl[procédure d'expansion]
lit les différents jetons et distingue entre les jetons
qu'il doit étendre et qu'il laissera inchangeés. Il laissera
les caractères individuels ainsi que les séquences de contrôle primitives
inchangées. Au contraire, le processeur étend toutes les séquences de contrôle,
qui ont été déclarées comme des macros.
L'expansion d'un jeton signifie (en gros) le remplacement du jeton par une
suite d'autres jetons. Dans la nouvelle suite de jetons certains peuvent
sous-tendre l'expansion à nouveau, c'est-à-dire que le processus
d'expansion se répète tant que tous les jetons sont des séquences de contrôle
primitives ou des caractères individuels qui ne sont pas expansés.

Un LLM local, sur un ordinateur « moyen », est plus lent qu’un outil en ligne, mais reste gratuit d’utilisation.

Ici la traduction est perfectible, très probablement. Ainsi, sur l’extrait :

Outre, on peut déclarer de nouvelles
séquences de contrôle (par exemple via la primitive |\def|), qui

il faudrait plutôt débuter par « En outre, ».

Il s’agit de mon premier essai.

Le prompt employé était le suivant :

Voici le début d’un fichier .tex qui permet de produire un manuel sur TeX en langue tchèque. Traduit cela en français en conservant les commandes TeX telles quelles (si l’argument d’une commande comporte du texte tchèque, traduit l’argument). Le document comporte un certain nombre de commandes non standards, définies dans un autre fichier, mais ces commandes sont à laisser telles quelles.

Maintenant je le relance en lui demandant d’améliorer le niveau de français, en utilisant ses connaissances sur le langage TeX :

Essaie d’améliorer le niveau de français de ce texte, tout en exploitant ta connaissance du langage TeX.

Le résultat (après 3 minutes de réflexion) :

\kap Les sections d'entrée de \TeX{}
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%

\sub Le concept de la porte d'entrée \TeX{}                               [concept]
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%

Le fichier d'entrée de \TeX{} est texte. En outre, il contient des
{\it séquences de contrôle}\inl[controle]
(par exemple des commandes de contrôle). Les {\it séquences de contrôle}
déterminent la manière dont la mise en page doit être effectuée. Par exemple, la
séquence de contrôle |\TeX| permet de créer le logo \uv{\TeX}. Au démarrage
(quand le format n'est pas chargé), environ 300 {\it primitives\/} (séquences de contrôle)
sont implémentées dans \TeX{}.\inl[primitifs]

De plus, il est possible de déclarer de nouvelles
séquences de contrôle (par exemple via la primitive |\def|), qui
remplacent la plupart des groupes de séquences de contrôle. Nous appelons les
séquences de contrôle nouvellement déclarées {\it macro}.\inl[macros]

Par exemple, la séquence de contrôle
|\TeX| est une macro, qui s'appuie sur les primitives |\hbox|, |\kern| et
|\lower|~(voir partie B).

Dans ce livre, nous nous concentrerons sur ce format. Toutes les macros plain
sont décrites dans la partie B. Si nous voulons commencer à écrire nos
propres macros, le format plain sera un bon point de départ,
sur lequel nous pourrons à la fois nous appuyer et
chercher de l'inspiration. \endpar

\TeX{} lit un fichier texte à son entrée et à la sortie est généré (entre autres)
un fichier binaire {\tt dvi}. Pour bien comprendre les différentes fonctions
du programme \TeX{}, il est utile de séparer le chemin des structures de données
du fichier texte d'entrée vers le fichier de sortie {\tt dvi}. Le programme \TeX{}
les sépare conceptuellement. Knuth a comparé ce processus
de traitement de l'information d'entrée à \uv{digestion} \TeX{}
et parle d'yeux, de bouche, de gorge, d'estomac, etc. Nous parlerons du
processeur d'entrée, du processeur de jetons, du processeur d'expansion et du
processeur principal.

{\bf Processeur d'entrée}\inl[inputproc]
lit les différentes lignes du fichier d'entrée et les traite
en lignes, qui sont indépendantes du système d'exploitation utilisé.

{\bf Processeur de jetons}\inl[tokenproc]
lit les lignes traitées du processeur d'entrée et crée
une suite {\it de jetons}, qui sont soit des séquences de contrôle ou
des caractères individuels portant leur \uv{catégorie}.
La suite de jetons de sortie n'est plus divisée en lignes.

{\bf Processeur d'expansion}\inl[expandproc]
lit les différents jetons et distingue entre les jetons
qu'il doit étendre et ceux qu'il laissera inchangés. Il laissera
les caractères individuels ainsi que les séquences de contrôle primitives
inchangées. Au contraire, le processeur étend toutes les séquences de contrôle,
qui ont été déclarées comme des macros.
L'expansion d'un jeton signifie (en gros) le remplacement du jeton par une
suite d'autres jetons. Dans la nouvelle suite de jetons, certains peuvent
sous-tendre l'expansion à nouveau, c'est-à-dire que le processus
d'expansion se répète tant que tous les jetons sont des séquences de contrôle
primitives ou des caractères individuels qui ne sont pas expansés.

On peut remarquer notamment cette amélioration qui suit, en passant de :

déterminent la manière dont la mise en page doit être effectuée. Par exemple, la
séquence de contrôle |\TeX| permet la mise en page du logo \uv{\TeX}. À l'initialisation
(Quand le format n'est pas chargé) il y a
dans \TeX{}u implémenté environ 300 {\it primitives/}  de séquences de contrôle.\inl[primitiv]
Outre, on peut déclarer de nouvelles

à

déterminent la manière dont la mise en page doit être effectuée. Par exemple, la
séquence de contrôle |\TeX| permet de créer le logo \uv{\TeX}. Au démarrage
(quand le format n'est pas chargé), environ 300 {\it primitives\/} (séquences de contrôle)
sont implémentées dans \TeX{}.\inl[primitifs]

De plus, il est possible de déclarer de nouvelles

Bien entendu, il faudra une relecture humaine.

Le LLM testé est qwen3.5-9b, via LM Studio (https://lmstudio.ai).

Un modèle commercial à employer en ligne est très certainement plus performant (et sans aucun doute plus rapide). Mais il est aussi plus cher.

Il faudrait probablement que je fasse un test sur un texte anglais, il sera alors plus facile pour les anglophones d’évaluer la performance et la précision de la traduction par LLM.

Concernant le manuel de TikZ, plus qu’une traduction, il manque surtout un « TikZ: the missing manual » (allusion à cette série de livres : https://www.oreilly.com/missingmanuals/library_alpha.html), car il n’est pas vraiment orienté envers les utilisateurs finaux (cf. LaTeX - Lecture de la documentation du manuel de TikZ : code non compilable - TeXnique). Cela dit, si la traduction contient une amélioration du manuel d’origine, ça serait fort utile. Mais le travail sera gargantuesque dans tous les cas (simple traduction ou amélioration du manuel lors de la traduction).

Le précédent modèle testé a oublié de traduire un paragraphe.

Le modèle qwen3.6-27b, plus lourd (environ 20 Go de données) et plus lent, est également bien plus précis, bien qu’il ait fait une petite erreur en conservant le u à la fin des deux premières lignes traduites (par exemple la première ligne à traduire était \kap Vstupní části \TeX{}u).

J’ai demandé à un Chatbot quel prompt il me conseillait et suivant ses conseils j’ai donc indiqué ceci :

Tu es un expert en LaTeX et en traduction technique français/tchèque. Traduis le texte du fichier suivant du tchèque vers un français naturel, fluide et précis (niveau langue académique/technique). Règles strictes à respecter :

  • Garde toutes les commandes LaTeX exactement telles quelles (ex. \section{}, \begin{document}, \newcommand, etc.).
  • Si une commande LaTeX contient du texte en argument (ex. \title{texte tchèque}, \section{Titre tchèque}), traduis uniquement le contenu de l’argument, sans toucher à la commande elle-même.
  • Laisse intactes toutes les commandes personnalisées/non standards définies dans d’autres fichiers (ex. \moncommandeperso{}, \uv{}, etc.). Ne les traduis pas et ne les modifies pas.
  • Préserve parfaitement la structure du document LaTeX (environnements, environnements imbriqués, etc.).
  • Traduis les commentaires LaTeX (% …) en français quand c’est pertinent.
  • Utilise une terminologie technique cohérente et naturelle en français.

Après 8 minutes, le résultat qui en est sortit :

\kap Composants d'entrée de \TeX{}u
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%

\sub Concept du module d'entrée \TeX{}u                               [koncept]
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%

Le fichier d'entrée \TeX{} est textuel et contient les caractères individuels qui
doivent être composés.  En outre, le fichier d'entrée contient
ce que l'on appelle des {\it séquences de contrôle}\inl[kontrolsekvence]
(en anglais {\it control sequences}).
Les séquences de contrôle
déterminent la manière dont la composition doit être effectuée. Par exemple, la séquence de contrôle |\TeX|
provoque la composition du logo \uv{\TeX}. Au démarrage (lorsqu'aucun format n'est chargé),
\TeX{} implémente environ 300~{\it séquences de contrôle primitives\/}
(abrégées en {\it primitives\/}).\inl[primitiv]
Par ailleurs, il est possible de déclarer de nouvelles
séquences de contrôle (par exemple via la primitive |\def|), qui
remplacent généralement des groupes d'autres séquences de contrôle. On désigne ces nouvelles
séquences de contrôle par le terme {\it macros}.\inl[makro]
Par exemple, la séquence de contrôle
|\TeX| est une macro qui s'appuie sur les primitives |\hbox|, |\kern| et 
|\lower|~(voir partie~B).

Les formats \TeX{} (tels que plain, \LaTeX{}, etc.) déclarent de nouvelles séquences de
contrôle, qui sont généralement beaucoup plus accessibles à l'utilisateur que l'utilisation directe
des primitives. L'auteur du texte n'a alors pas à s'exprimer uniquement à l'aide
de primitives (ce qui serait probablement extrêmement fastidieux) et n'est pas obligé de déclarer lui-même toutes les
macros nécessaires dans l'introduction de son document. Presque tous les formats
sont basés sur le format de base plain, qui est décrit
dans le \TeX{}book.\inl[texbook]
Ce livre se concentre également sur ce format. Toutes les macros de plain sont
détaillées dans la partie~B. Si nous souhaitons commencer à écrire nos propres macros, le
format plain constitue un excellent point de départ, à la fois comme fondation solide
et comme source d'inspiration. \endpar

\TeX{} lit un fichier textuel en entrée et génère en sortie (entre autres)
un fichier binaire {\tt dvi}. Pour bien comprendre les différentes fonctions de \TeX{},
il est utile de diviser le parcours des structures de données, du fichier textuel d'entrée
au fichier {\tt dvi} de sortie, en plusieurs étapes. Nous divisons ainsi conceptuellement le programme \TeX{} 
en processeurs autonomes, qui s'échangent entre eux des structures de données définies de manière spécifique. Knuth a comparé ce processus
de traitement de l'information d'entrée à la \uv{digestion} de \TeX{} et parle d'yeux, de bouche,
de pharynx, d'estomac, etc. Nous utiliserons quant à nous les termes de processeur d'entrée, processeur de jetons,
processeur d'expansion et processeur principal.

{\bf Processeur d'entrée}\inl[inputproc]
lit les lignes individuelles du fichier d'entrée et les traite
pour les convertir en un format de lignes indépendant du système d'exploitation utilisé.

{\bf Processeur de jetons}\inl[tokenproc]
lit les lignes traitées issues du processeur d'entrée et génère
une séquence de {\it jetons}, qui sont soit des séquences de contrôle, soit
des caractères individuels porteurs d'une \uv{catégorie} (notion que nous introduirons
dans la section~\rsec[token]).
La séquence de jetons en sortie n'est plus structurée en lignes.

{\bf Processeur d'expansion}\inl[expandproc]
lit les jetons un par un et distingue ceux qu'il
doit développer de ceux qu'il laisse inchangés. Il laisse inchangés, par exemple,
les caractères individuels. Les séquences de contrôle primitives restent également (à quelques
exceptions près) inchangées. En revanche, le processeur développe toutes les séquences de contrôle,
déclarées en tant que macros. Le développement d'un jeton signifie (grossièrement)
le remplacement de ce jeton par une séquence d'autres jetons.
Dans la nouvelle séquence de jetons, certains peuvent à nouveau subir une expansion,
c'est-à-dire que le processus d'expansion se répète jusqu'à ce que tous les jetons
soient réduits à des séquences de contrôle primitives ou à des caractères individuels qui
ne sont pas soumis à l'expansion.

La réponse a été agrémentée du commentaire suivant à la fin :


Notes de traduction technique :

  • Les termes řídicí sekvence, primitivy, makra, tokeny, kategorie ont été traduits par leurs équivalents standards de la littérature francophone sur \TeX{} : séquences de contrôle, primitives, macros, jetons, catégorie.
  • vysázet a été rendu par composer (terme typographique précis pour la mise en page).
  • input/token/expand procesor ont été adaptés en processeur d’entrée / de jetons / d’expansion, conformes à la terminologie de The TeXbook en français.
  • Toutes les commandes personnalisées (\kap, \sub, \inl[...], \uv{}, \rsec[...], \endpar, |...|) et les étiquettes techniques ([koncept], [kontrolsekvence], etc.) ont été strictement conservées. La structure et les sauts de ligne d’origine sont préservés.

J’ai ensuite fait la remarque suivante :

À quoi correspond le u final de la première ligne traduite ? En tchèque la première ligne est « \kap Vstupní části \TeX{}u » et tu l’as traduit ainsi : « \kap Composants d’entrée de \TeX{}u » en conservant ce u bien bizarre qui ne sonne pas du tout français.

Réponse :

Vous avez tout à fait raison de relever cela : il s’agit d’une erreur de ma part.

En tchèque, le suffixe u dans \TeX{}u est une marque grammaticale (génitif/datif/locatif) qui indique l’appartenance ou la localisation, équivalent à « de \TeX » ou « dans \TeX ». En traduisant, j’ai involontairement laissé ce suffixe morphologique tchèque dans la version française, ce qui est évidemment incorrect et non idiomatique.

En français, il faut bien sûr simplement \TeX{}. Je vous prie de m’excuser pour cette maladresse. Voici les deux premières lignes corrigées (la même erreur s’était glissée sur la ligne \sub qui suivait) :

\kap Composants d'entrée de \TeX{}
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%

\sub Concept du module d'entrée \TeX{}

J’ai vérifié rapidement le reste du texte : aucune autre occurrence de ce type n’a été conservée par mégarde. Merci pour votre vigilance, et n’hésitez pas si vous souhaitez que je vous renvoie le bloc complet mis à jour.


La traduction de la première ligne reste quelque peu « bizarre » il me semble. J’ai donc demandé :

Parle-t-on réellement de « Composants d’entrée de \TeX{} » ? Cela semble être une traduction littérale, est-ce qu’un expert TeX s’exprimerait différemment ? Tu connais le contexte de ce titre de section, puisque tu en as traduit les premiers paragraphes.

La réponse fournie :


Vous avez tout à fait raison de questionner cette formulation. Composants d'entrée est effectivement une traduction littérale de vstupní části, mais elle ne correspond pas à la terminologie consacrée dans la littérature technique francophone sur \TeX{}.

Dans le contexte immédiat, cette section décrit précisément les processeurs internes qui traitent le flux d’entrée (input procesor, token procesor, expand procesor) et leur enchaînement. Dans la traduction officielle du TeXbook de Knuth ainsi que dans la documentation francophone (CTAN, guides de \LaTeXe{}, etc.), on utilise systématiquement le terme « étape » pour désigner ces phases de traitement. La formulation experte attendue est donc :

\kap Étapes d'entrée de \TeX{}

(ou, si l’on souhaite insister sur l’aspect architecture interne plutôt que séquentiel : \kap Modules d'entrée de \TeX{})

Pourquoi cette correction ?

  • Vstupní části en tchèque désigne ici les blocs fonctionnels qui reçoivent et prétraitent le fichier source. En français technique, on parlera d’étapes (lorsqu’on insiste sur le pipeline de traitement) ou de modules (lorsqu’on insiste sur la découpe logicielle).
  • Le TeXbook (chap. 21) utilise explicitement l'étape d'entrée (the input stage) et l'étape d'expansion (the expansion stage). Votre texte reprend exactement cette découpe conceptuelle.
  • Composants d'entrée n’est pas faux en informatique générale, mais dans l’écosystème \TeX{}, il sonne comme un calque et peut prêter à confusion avec les fichiers d’entrée ou les drivers d’acquisition.

Ajustement cohérent du sous-titre : Pour maintenir une terminologie uniforme, je vous suggère également d’adapter la ligne suivante :

\sub Concept de l'étape d'entrée de \TeX{}

(au lieu de Concept du module d'entrée \TeX{})


Bien, que faut-il penser de tout cela ? Est-ce jouable ? Dans tous les cas, il faudra une relecture, en particulier de personnes connaissant bien TeX, pour éviter de laisser passer des contre-sens.

Compte tenu des corrections que j’ai dû demander au LLM, je lui ai demandé de me proposer un prompt qui évite ces écueils, en plus des instructions déjà données.

Sa proposition :

Tu es un expert en LaTeX et en traduction technique français/tchèque.
Traduis le texte du fichier suivant du tchèque vers un français naturel, fluide et précis (niveau langue académique/technique).

Règles strictes à respecter :

  • Garde toutes les commandes LaTeX exactement telles quelles (ex. \section{}, \begin{document}, \newcommand, etc.).
  • Si une commande LaTeX contient du texte en argument (ex. \title{texte tchèque}, \section{Titre tchèque}), traduis uniquement le contenu de l’argument, sans toucher à la commande elle-même.
  • :warning: Gestion des suffixes linguistiques : si un suffixe grammatical tchèque (ex. -u, -e, -em, -í) est accolé à une commande LaTeX sans espace (ex. \TeX{}u, \LaTeX{}e), supprime-le en français. Conserve uniquement la commande (ex. \TeX{}u → \TeX{}).
  • Laisse intactes toutes les commandes personnalisées/non standards définies dans d’autres fichiers (ex. \moncommandeperso{}, \uv{}, etc.). Ne les traduis pas et ne les modifies pas.
  • Préserve parfaitement la structure du document LaTeX (environnements, environnements imbriqués, sauts de ligne, commentaires %…).
  • Traduis les commentaires LaTeX (% …) en français quand c’est pertinent.
  • :blue_book: Terminologie technique : utilise systématiquement la nomenclature officielle francophone du \TeX{} (TeXbook, CTAN, guides \LaTeXe{} standards). Exemples attendus : « étapes d’entrée » (input stage), « étape d’expansion » (expansion stage), « jetons » (tokens), « primitives », « macros », « développement/expansion ». Évite les calques littéraux.
  • Vérifie mentalement chaque terme technique contre les références \TeX{} francophone avant de le valider.

J’essaie la traduction du fichier https://gitlab.com/rit-fonts/texbook-inside-out/-/blob/main/cz/vstup.tex?ref_type=heads complet ? Cela passerait de 68 à 1142 lignes. Il ne serait alors pas pertinant de fournir le résultat ici. De plus, ce fichier n’est qu’un parmi dix-sept, pour ce document tchèque.

Pour commencer, à voir cet échantillons et la table des matières, est-ce
que vous pensez que ça vaut le coup de traduire cet ouvrage ? Moi il m’a
semblé que oui simplement en regardant la table des matières et
connaissant l’auteur, mais ce n’est qu’une conjecture raisonnable.

Je ne sais pas si Qwen est le mieux pour la traduction, il faudrait
vérifier. Là le résultat peut servir de base, mais il y a encore
beaucoup de travail. En tout cas, ça me paraît déjà mieux d’utiliser un
modèle en local au moins d’un point de vue écologique, même si ça
n’enlève pas les problème écologiques, éthiques, etc. liés à
l’entraînement. Le choix du modèle peut jouer à cet égard aussi, en
fonction de la spécialisation (un modèle spécialisé dans la traduction
consomme moins) et des données d’entraînement.

C’est rigolo de parler de LaTeX dans le prompt pour un livre sur TeX qui
utilise Plain TeX avec un jeu de macros personnel :wink:

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En demandant à des IA en ligne, c’est ce qui m’a été suggéré par celles-ci. C’est peut-être aussi car Qwen fait partie des IA proposées par LM Studio.

En tout cas, pour ce que ça vaut, parmi les points forts de Qwen3.5 9B, il y a :

Global Linguistic Coverage . Expanded support to 201 languages and dialects, enabling inclusive, worldwide deployment with nuanced cultural and regional understanding.

La présentation de Qwen 3.6 27B met l’accent sur d’autres éléments, mais je suppose – sans élément pour m’y appuyer — que les points forts de la version plus ancienne sont conservés.

Comparaison n’est pas raison, mais un traducteur humain passe 20 ans de sa vie à apprendre, à se nourrir, à se soigner, avant d’être productif, et cela consomme également de l’énergie. Bien évidemment un humain a une valeur incomparablement supérieure à celle d’une machine.

Avant que l’aviation civile ne soit à peu près sûre (en tout cas plus que l’automobile selon les statistiques, en terme de vies perdues par millions de km parcourus), il y a eu pas mal d’essais qui se sont soldés par des pertes humaines.

Il y a donc probablement toujours un prix à payer, au moins au début d’une industrie (ici, pour l’IA, un prix écologique et éthique). Ainsi on peut également citer l’exploitation dans des pays pauvres, qui est actuellement le prix humain du matériel informatique que l’on emploie tous, même s’il y a des variations selon les fabricants.

Espérons qu’au fil du temps, le coût énergétique se réduise fortement.

Concernant l’éthique, je suppose que vous faites allusion à utilisation « gratuite » de livres sous copyright pour l’entraînement des IA. Est-on bien certain que les enseignants que nous avons eu durant notre parcours scolaire ont tous bien payé les droits d’auteurs des livres dont ils ont extrait les connaissances qu’il nous ont transmis ensuite ?

Ça c’est une grosse boulette en effet. Mon tout premier prompt était correct comme on peut le lire (j’y citais explictement TeX), mais lorsque j’ai demandé à un chatbot de faire un prompt efficace, il s’est permis de généraliser en remplaçant TeX par LaTeX (qui certes est plus couramment employé de nos jours). Ce manque de vigilance va me hanter quelques temps… Accordez-moi comme tentative d’excuse l’heure tardive de l’expérimentation, et les conditions climatiques absolument pas optimales dans un logement surchauffé par la vague de chaleur actuelle. Au moins l’ordinateur est resté frais durant l’emploi du LLM local.


Sur la traduction elle-même, quels points semblent encore bien bancals sur la dernière version ?

Il ne me semble pas que le TeXbook parle de pharynx, n’est-ce pas ? Après vérification, il s’agit de l’œsophage en fait… Il faut que je recadre le LLM via le prompt pour éviter qu’il se mette à divaguer.

En fait, si je demande à deepl.com de traduire la phrase :

Knuth přirovnal tento proces zpracování vstupní informace k~\uv{trávení} \TeX{}u a mluví o~očích, ústech, hltanu, žaludku atd. My budeme mluvit o~input procesoru, token procesoru, expand procesoru a hlavním procesoru.

j’obtiens les mêmes organes que ceux de proposés par Qwen :

Knuth a comparé ce processus de traitement des informations d’entrée à la « digestion » de \TeX{} et parle d’« yeux », de « bouche », de « pharynx », d’« estomac », etc. Nous parlerons quant à nous de « processeur d’entrée », de « processeur de tokens », de « processeur d’expansion » et de « processeur principal ».

En fait, le terme anglais (gullet) se traduirait par gosier, ou œsophage. Il faudrait que j’ouvre la traduction française du TeXbook, que je possède (actuellement sous une pile d’autres livres).

Il faudra une vérification humaine par une relecture attentive, mais si par exemple le mot pharynx est imprécis et gagnerait à être remplacé par autre chose, une recherche-remplacement sur les fichiers ne sera pas compliquée à faire.

Quels autres points à corriger sautent aux yeux ? Faut-il un texte plus long pour se faire une idée plus précise ?

Voici comment l’introduction a été traduite :

\subnapis Introduction
%%%%%%%%%%%%%%

{\indentskip=2,5em % Pour les notes de bas de page

\TeX{} est un programme informatique libre permettant la mise en page électronique de haute qualité. Ce programme se distingue de ses homologues commerciaux
aux mêmes fins à bien des égards. L'une des différences les plus fondamentales réside sans doute dans
{\it l'ouverture\/} du système. Un utilisateur accompli disposant d'un tel système
se voit remettre entre les mains un outil lui permettant de créer une surcouche selon ses propres conceptions et
besoins. Cela nécessite toutefois une connaissance assez approfondie des propriétés du système.

Si vous souhaitez soulever le couvercle de la marmite \TeX{} et regarder progressivement
jusqu'à son fond le plus profond, afin de découvrir ce qu'elle contient, ce livre est fait pour vous. Sur chaque lieu de travail où \TeX{} est utilisé, il devrait y avoir au moins un expert
qui comprenne \TeX{} à ce niveau. Les autres
collaborateurs peuvent alors suivre des guides simplifiés du type
\uv{si vous tapez « \alpha », vous obtenez $\alpha$ en sortie}. Si ces
collaborateurs ne savent plus comment faire, ils auront dans leurs rangs un expert pour les conseiller.
L'idée que tout puisse être géré à l'aide de
manuels \LaTeX{}, s'est généralement évaporée comme neige au printemps dès que les exigences de mise en page deviennent plus complexes.

Le manuel de référence de \TeX{} s'intitule {\it The
\TeX{}book\/}~\cite[texbook]. Cet ouvrage fondamental sur \TeX{} n'est
pas très répandu parmi nous, notamment en raison de son prix élevé. De plus, pour beaucoup,
cet ouvrage est assez difficile à lire, car \TeX{} n'est pas quelque chose de simple.
J'ai donc tenté de rédiger un texte alternatif pour ce manuel de base.
Le texte n'en est cependant pas une simple dilution. Les exemples entièrement originaux,
résolus directement dans le texte, seront probablement utiles. Je n'ai jamais cherché à faire une traduction littérale
d'aucun passage du \TeX{}book, et j'y ai même consulté ce manuel de référence lors de la rédaction
que de manière exceptionnelle, préférant présenter l'ensemble de la problématique avec mes propres mots
selon mes propres expériences. Je me suis alors réjoui lorsque j'ai réussi à
dire les choses plus clairement ou plus succinctement que dans le \TeX{}book. Je me suis imaginé
écrire ce texte pour un lecteur ayant déjà une expérience de base
dans la création de textes simples et qui ouvre ce livre peut-être parce qu'il
veut programmer des macros plus complexes dans \TeX{}. J'ai donc décidé d'inverser l'explication.
Dans le \TeX{}book, on commence par décrire l'utilisation de macros déjà prêtes
de plain, et ce n'est qu'ensuite, beaucoup plus tard, que le lecteur apprend
sur quels principes ces macros sont construites. À l'inverse, dans ce livre, l'explication
est menée \uv{à l'envers}. L'algorithme interne de \TeX{}
et les propriétés des primitives associées sont d'abord décrits, puis ces propriétés sont illustrées
par des exemples de macros. De cette conception découle le titre du livre {\it \TeX{}book
à l'envers}.

Ce livre n'est pas un manuel utilisateur destiné à ceux qui souhaitent simplement maîtriser les méthodes de base
pour la création de textes dans \TeX{}. De nombreux autres manuels servent à cet effet.
Il est donc évident que ce livre ne s'adresse pas aux débutants. Pour assimiler
ce texte, les connaissances acquises en lisant {\it Une introduction
douce à \TeX{\/}~\cite[doobcz] suffiront. Des informations utiles peuvent également être tirées
de l'ouvrage {\it Le système typographique \TeX\/}~\cite[tst], qui, contrairement
à ce livre, n'est pas étroitement spécialisée sur \TeX{} lui-même, mais analyse
\uv{le contexte logiciel du programme}. Le lecteur y trouvera une analyse du fonctionnement de \TeX{}
avec les polices virtuelles, avec Post\-Script, avec les images, et apprendra par exemple
à quoi ressemble le langage WEB du code source de \TeX{}.
% et comment \TeX{} est implémenté dans
%un système d'exploitation donné.
%\TeX{} fonctionne effectivement sur tous les systèmes d'exploitation
%dont on peut se souvenir.

Le texte du livre que vous venez d'ouvrir est divisé en deux parties.
La partie~A~(Algorithmes) décrit dans les différents chapitres et sections
de manière systématique tous les algorithmes de \TeX{}. La partie~B~(Références) contient un dictionnaire
de toutes les primitives et macros de plain, chaque entrée étant accompagnée d'un texte explicatif assez détaillé.
Imaginez l'index du \TeX{}book en annexe~I et supposez que
chaque entrée de cet index \uv{se développe}
en un exposé d'environ une demi-page sur le sujet. Vous obtenez alors
la partie~B de ce livre.

Les deux parties du livre sont richement illustrées d'exemples. Il s'agit principalement
d'exemples tirés du format plain, ainsi que de problèmes que j'ai rencontrés lors de ma pratique
avec \TeX{} et qui pourraient intéresser le lecteur. Afin que
le lecteur n'ait pas à recopier manuellement dans son ordinateur les textes des exemples qui l'intéressent,
je mets à disposition sur Internet le fichier {\tt tbn.mac}. Il contient tous les exemples
de ce livre. Tout intéressé peut copier ce fichier
à l'adresse
%
{\tt ftp://math.feld.cvut.cz/pub/olsak/tbn/}.

Personne n'est infaillible. Malgré le plus grand soin, je ne peux éviter l'introduction possible
d'erreurs dans le texte. Je mettrai donc régulièrement à jour à la même adresse sur Internet
le fichier {\tt errata.txt}, dans lequel seront consignées toutes les erreurs dont
j'ai connaissance et qui pourraient ne pas encore être corrigées dans ce texte. Pour la détection et
la publication des erreurs, tout lecteur peut contribuer en m'écrivant à propos d'une erreur à
l'adresse "olsak@math.feld.cvut.cz".

Lors de la rédaction de cet ouvrage, de nombreux problèmes linguistiques sont également apparus. Les puristes linguistiques
m'excuseront j'espère d'utiliser des termes tels que jeton,
processeur d'expansion, boîte, etc. Je pourrais certes parler
d'amulette, de procédure de développement de paquets de commandes
%\footnote{**)}{Ou bien développement de paquets de commandes\.?}
et de boîte. Mais je pense qu'un tel texte, compte tenu de la liaison
avec la littérature anglaise, ne serait pas très lisible. Nous aussi
cliquons avec la souris et regardons la vidéo, au lieu de cliquer sur
le bouton du dispositif de pointage et de lancer le magnétoscope. La langue est difficile.

Je tiens à remercier chaleureusement, en premier lieu, mon épouse Ludmila, qui a été
un grand soutien dans les moments où je ne percevais pas le monde autour de moi et que mes pensées
étaient absorbées par mes exemples de routines "\output". Mon épouse a également aidé à l'organisation
du \CS{}TUG à une époque où cette organisation rencontrait des problèmes assez importants. Je remercie également
tous les correcteurs bénévoles qui se sont portés volontaires en grand nombre,
pour leurs remarques pertinentes lors des révisions finales du texte.

Je souhaite à tous les lecteurs de ce livre de nombreuses expériences agréables avec ce programme merveilleux,
qui est né dans l'atelier du professeur Donald Knuth en tant que \uv{travail d'amour}
(travail fait pour le plaisir) et qui a été offert au public gratuitement.

28.~9. 1996 \hfill {\it Petr Olšák\/}

29.~11.~2000.\enskip 
La deuxième édition ne contient que la correction des erreurs selon {\tt errata.txt}. 
Je remercie par la même occasion tous les lecteurs qui ont contribué à la détection
des erreurs et ainsi à l'amélioration de la qualité du livre. Je me suis efforcé de manière rigoureuse 
de conserver la pagination ainsi que la numérotation, afin que
les éventuelles références au livre que vous auriez déjà utilisées 
dans vos macros, restent
valides. 

}

Une traduction précédente avait fort justement conservé la partie anglaise du texte d’origine, comme suit :

Je souhaite à tous les lecteurs de cet ouvrage de nombreuses et 
agréables expériences avec ce programme remarquable, né dans l'atelier 
du professeur Donald Knuth comme un \uv{labour of love} (une œuvre née 
de la passion) et mis gratuitement à la disposition du public.

mais j’avais relancé la traduction afin que le LLM conserve la structure en s’approchant au plus près aux lignes du texte d’origine afin notamment de ne pas se retrouver avec une partie du texte traduit à la suite d’un commentaire.

Cela ne me dit pas ce qui est mieux entre « travail fait pour le plaisir » et « une œuvre née de la passion ». Deepl.com se contente de « œuvre de passion ».

La traduction est un travail bien compliqué, et l’automatisation n’est pas encore totalement au point. Cela permet néanmoins de bien dégrossir le travail final, à laisser à l’être humain. C’est plus compliqué avec une langue totalement inconnue (pour la plupart d’entre nous) comme le tchèque, car en théorie tout serait à revérifier. L’erreur étant humaine, cela nous permettra de justifier les éventuelles imperfections. Tant que les traductions restent sous forme informatique, une erreur pourra toujours être corrigée. C’est dans le cas où une traduction est imprimée (comme suggéré dans le premier message) que les choses se compliquent, bien que s’il s’agit d’une traduction de l’anglais, les erreurs devraient être plus rares.

Je constate également que je dois rajouter une précision au LLM : si le texte d’origine comporte des guillemets droits, comme dans :

"\alpha"

ces guillemets doivent être conservés, afin de ne pas transformer le texte sous la forme :

« \alpha »

(car "\alpha" va composer \alpha en police à chasse fixe dans ce document, voir ci-dessous).

Tout avis supplémentaire est bon à prendre, toute suggestion de test sur un texte supplémentaire également.

Sauf que, sans même entrer dans des comptabilités subtiles, la consommation de l’IA générative s’ajoutent à celle des êtres humains.

Le français n’est pas très bon. Qu’on parle de « module » ou d’«étape d’entrée », ça reste incompréhensible. Il y a pas mal d’ambiguïtés (« des groupes d’autres séquences de contrôle », « l’introduction de son document », « inverser l’explication ») et de maladresses stylistiques, voire d’impropriétés (« son fond le plus profond », « les exemples … résolus directement dans le texte », « ma pratique avec TeX »). Les titres d’ouvrages sont traduits en français. On voit qu’il y a du boulot pour un faire un texte correct, clair, voire qui donne envie d’être lu (car on devine ici un style assez vif et sobre qui doit être plaisant), mais ça a l’air d’être une bonne base car, pour ce que vaut mon avis, je ne remarque rien de vraiment trompeur dans ces textes. À voir ce que ça donne sur des passages plus techniques !

Le problème est que je n’ai jamais pris le temps d’apprendre TeX. J’avais acheté certains bouquins francophones « au cas où », mais les journées ne font que 24 heures.

Je n’ai pas commencé par l’exemple le plus facile (langue tchèque + langage TeX), mais c’est probablement le plus formateur pour identifier les difficultés d’une traduction par IA.

Si la base[1] est à peu près correcte, hormis des maladresses de traduction, probablement inévitables en l’état actuel de l’art, peut-on espérer que cela motive des personnes pour compléter le travail ?

Il faudrait peut-être aussi que je teste une seconde manière de procéder. Plutôt que de demander dans un prompt un résultat immédiatement parfait, voir ce que cela donnerait en procédant en 2 étapes : d’une part en demandant une traduction simple (en précisant quand même qu’il faudrait de préférence privilégier la terminologie TeX lorsque cela est nécessaire), puis dans un second temps demander de peaufiner la traduction dans l’optique d’un document de référence sur TeX en langue française.

Je suppose qu’à ce stade, il faudrait discuter des exemples de traduction par IA sur un espace dédié, puisque pour tester la faisabilité d’une traduction par IA, il est préférable de le faire sur des extraits de texte faisant plusieurs paragraphes, et je ne sais pas si le forum est l’endroit le plus indiqué (je suppose que certaines personnes ne souhaitent pas recevoir des mails contenant des centaines de lignes, sur un sujet qui ne les intéresse pas spécialement).

Cela dit, attendons aussi d’autres avis et remarques. C’est le week-end et il fait chaud (au moins dans ma région), il est probable que moins de personnes que d’habitude soient devant leurs écrans.


  1. Modulo certaines corrections supplémentaires, en effet il ne faut pas traduire les titres d’ouvrage — ou alors, les accompagner d’une traduction entre parenthèses, en précisant qu’il s’agit de la traduction littérale du titre, exceptés les rares cas où l’ouvrage anglais cité a bénéficié d’une traduction chez un éditeur français. ↩︎